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mardi 26 janvier 2010

A Nisi Masa story

screenwriter's odyssey

 

Pour résumer cette semaine au Moulin d’Andé, quoi de mieux qu’un bon pitch ?
To sum up this week at the Moulin d’Andé, what’s better than a good pitch ?

 

Voilà un petit mix de toutes les histoires des participants.
Here is a little mix of all the stories..

(Elle est belle, la jeunesse européenne !)

 

C’est l’histoire d’une petite fille qui naît le jour de la chute du mur de Berlin, et dont la mère souffre de dépression post-partum sans oser le dire à personne. 13 ans plus tard, après l’avoir fait tomber de la balançoire, sa mère cache les radios de sa main fracturée et l’enferme dans un grenier jusqu’au jour de ses premières règles. La petite fille a des insomnies et des hallucinations énigmatiques, mais heureusement elle trouve un objet magique qui réalise les vœux, et s’échappe de cet endroit mortel. Ne sachant que faire, elle jette des cerises sur des vieilles tapisseries démodées, puis sur des lapins, puis sur un kangourou qui meurt en la traitant de sale koala. Après une longue période de méditation dans un sauna avec un loup-garou elle hésite entre deux destinées : devenir prostituée pour handicapés ou  devenir le pape ? Quel dilemme !
Elle rencontre alors un garçon qui porte un casque de guerre, ensemble ils boivent, volent un cadavre pour s’amuser et s’aperçoivent que c’est une femme qui a complètement pourri car son mari n’a pas appelé les pompes funèbres assez vite. Ils grimpent sur une barque, mais le garçon souffre d’aquaphobie car ses organes génitaux sont ceux d’un robot. La barque prend l’eau mais ils atteignent l’autre rive où une soirée de traducteurs à oreilles géantes a lieu. Comme ils ne sont pas vraiment invités, tout le monde fait semblant que la fête est finie pour se débarrasser d’eux. Le réacteur d’une centrale nucléaire se fissure et tout le monde disparaît dans une nuée de papillons.

 

This is the story of a girl born on the day the Berlin Wall fell. Her mother suffers from post-partum depression and doesn’t dare to tell it to anybody. 13 years later, she makes her daughter fall from a swing, hides the x-rays of the broken hand, and imprisons her in a cellar until she has her very first period. The little girl suffers from insomnias, has hallucinations, but luckily she finds a magical object that makes wishes come true, and she escapes from this deadly place. She doesn’t know what to do, so she throws cherries on old-fashioned wall rugs, then on bunnies, then on a kangaroo which dies, saying she’s a fucking koala. After a while spent meditating in a sauna with a werewolf, she hesitates between two destinies: becoming a prostitute for disabled people or becoming the Pope. What a dilemma…
She meets a boy who wears a war helmet and together they drink and steal a corpse for fun. They realize it’s a woman whose husband didn’t call the undertakers early enough to prevent her from rotting. They jump in a boat but the boy suffers from aquaphobia because of his robotic genitals. There is a crack in the boat and water filters in, but they make it to the other side where a party of big-eared interpreters is taking place. As they’re not really invited, everybody pretends that the party is over to get rid of them. But the reactor of a nuclear power plant melts down and everybody disappears in a cloud of butterflies.

 

That was my version… Just write yours !

(Thanx Yiorgos for the picture, Azed for the help in translation, and everybody for your crazyness)

mercredi 6 janvier 2010

Fais dix voeux

ICAGI97TXCAATBL98CAVV24MXCA7PDETGCANXDVBSCAUJ5MGPCAGNY03JCAYNQSFFCAPMUWKICAOM08Q7CAM5TJMWCAS2PGGPCA5HBFTKCA1R2FV0CAVXW5JCCAHB45ZACAVMX3VHCALLZ9RBCAY71U9H

 

Hou lala, voilà 6 jours qu’on chemine vers les années 20, les aminches !

Je ne savais pas très bien comment présenter mes voeux blogosphériques et me vla bien à la bourre. Alors voici un florilège, choisissez et biffez les voeux inutiles…

 

classiques : Meilleurs voeux pour cette nouvelle année !

calembours à la papa  : Bananes et pommes sautées !

rêveurs : Flânerie au pôle nord,  rando dans le désert ou barbecue en tong à Palavas… Que cette année vous apporte plein de nouveaux rêves, et vous permette de les concrétiser !

métaphoriques : Que cette nouvelle année vous permette de repeindre les murs et d’ouvrir les fenêtres !

rimés : 2010 l’année du vice ! de la cuisse ! de la saucisse ! du kiss (copyright Rima) !

noirs : Que cette année vous préserve des crises et virus en tout genre, et qu’on ne vous coupe pas des bouts d’organes ! Et si vous survivez, dans 2 ans c’est la fin du monde.

comptables : 1 an de Santé, 52 semaines d'Amour, 365 jours de Joie, 8 760 heures de satisfaction, 525 600 minutes de prospérité, 31 536 000 secondes de bonheur

présidentiels : Mes chers compatriotes, l’année s’achève. Elle a été rude. Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d’énergie, d’intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l’avenir. Du fond du cœur je présente à chacun d’entre vous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Vive la République,
Et vive la France.

astrologiques : En 2010, Pluton, Uranus et Saturne jouent un rôle déterminant pour accélérer la transformation ponctuée de périodes de transition, de remises en question. Tous les signes du zodiaque seront influencés par le ballet des planètes qui réservent de nombreuses surprises !

oulipiens (synonymes + 10) : Mélodieux voisinage pour cette nuageuse anomalie !

jeudi 10 décembre 2009

Webseries du present

 

 

Deux webséries que je trouve géniales, mais pas du tout pour les mêmes raisons :

 

 

imagine hbo_

Imagine de HBO pulvérise la narration linéaire à tel point que c’est un peu compliqué de rentrer dedans. Disons qu’on ne regarde pas ça au bureau entre deux mails quoi… Certaines scènes sont filmées avec 3 ou 4 points de vue et s’affichent sur un cube qu’il faut faire tourner. J’aime beaucoup ce dispositif, ainsi que la toile d’araignée qui permet de naviguer d’un point à un autre de l’intrigue. Bien sûr, c’est superbement réalisé ce qui ne gâche rien…

Mais j’ai toujours pas fini de regarder !
Hé oui même si nos habitudes de spectateurs changent, là il faut accepter d’être un peu dérouté, de ne pas saisir complètement ce qui se passe. Voire parfois, d’y piger que dalle. Est-ce que quelqu’un s’est aventuré un peu loin dans ce labyrinthe ??

 

 

VDF

Le visiteur du futur : désolée si vous connaissez déjà par cœur ! Vu qu’il y a des tas de fans qui font des fanarts et tout…

ça fait des mois que Koko m’en parle et j’ai enfin regardé.. les 18 épisodes à la suite. J’avais un peu peur au début du côté répétitif des gags et que les épisodes, plus ou moins bouclé, finissent par tourner en rond. Mais la narration prend une autre tournure dès l’épisode 5. Et là, ça devient le gros délire spatio-temporel, les codes de la SF sont finement exploités pour devenir des ressorts comiques.  On se marre à gros coups de paradoxes temporels, l’épisode des hologrammes est juste génial, et le flic marseillais de la brigade temporelle qui perd la mémoire...

c’est du surréalisme pur !

Et si vous devenez très fan,allez faire un tour sur le blog du réalisateur, qui s’intitule Frenchnerd. On y trouve, outre les fanarts, des photos de tournage et des scénars annotés qui permettent de comparer la version écrite et l’épisode tourné. Toujours utiles pour ceux qui veulent se lancer !

mercredi 9 décembre 2009

DE L EAU A MON MOULIN

 

 

L’un de mes courts métrages a été retenu pour le European Short Pitch 2010 organisé par l’association Nisi Masa.
Kézaco le ESP ? Clique !

 

Et ce qui me fait bien plaisir c’est qu’on va donc une semaine au Moulin d’Andé, une fameuse résidence d’écriture qui voit défiler chaque années des auteurs dans un cadre bucolique. Ce moulin qui moud des intrigues à longueur d’années me faisait rêver, même si j’ai un peu peur de trébucher dans des vieux personnages oubliés dans les coins.

 

 moulindande

Diable que c’est bucolique (et flou car les cerveaux des auteurs produisent une vapeur irréelle)  !

 

Il faut que je précise que j’avais déjà écrit ce court-métrage lors d’un marathon en 48h. Le sujet, donné par Dominik Moll, parrain de l’événement, était '”the interpreter” (oui c’était in english tout ça)

J’ai donc  imaginé une école de super interprètes, venus des pays fictifs de la Grande Union, qui apprennent à s’effacer derrière les dizaines de langues qu’ils maîtrisent, pour n’être qu’un vecteur de passage des mots des autres. (Et genre il se font greffer des oreilles géantes pour être plus performants). Et au milieu de tout ça, une jeune élève, Irène, qui, malgré tous les langages qu’elle apprend, se trouve incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressent.

Le pitch est pas très au point, hein… mais bon, faut bien que j’ai des trucs à faire au Moulin ! D’ailleurs y’a presque tout à refaire hormis une scène que j’aime vraiment bien où Irène se fait bizuter d’une manière très spéciale…


L’autre chose rigolote, c’est que j’avais demandé aux autres participants du marathon (qui venaient de toute l’Europe), de me donner un “vire langue” de leur pays, que j’avais intégré au scénario.

 

Alors pour votre musculation linguistique personnelle, les voici :

- Allemand : “Fischers Fritz fischt frische Fische” / le pêcheur Fritz pêche des poissons frais

- Espagnol : “Un pájaro rojo en un ascensor rojo” / un oiseau rouge dans un ascenseur rouge.

- Bulgare : “Kral Karal i kralitsa Klara krali klarineti ot kralskata klarinetnitsa” / Le roi Karl et la reine Klara ont volé des clarinettes aux clarinettistes royaux. (Bel exemple les régnants bulgares !)

- Hongrois : “Mit sütsz, kis szűcs, sós húst sütsz, kis szűcs ?” / Que fais-tu cuire, petit fourreur, c'est de la viande salée que tu fais cuire, petit fourreur ? (ben alors réponds petit fourreur !)

- Grec : “Aspri petra xexaspri kai an iton ilio xexasprostri” / Pierre blanche lumineuse, plus lumineuse que le soleil. (Haaaa les grecs, que vous êtes poétiques ! on fait pitié avec nos chaussettes de l’archiduchesse)

 

Mais le plus impressionnant, dans mon souvenir, c’est celui-là :

- Suédois : “Sju sjösjuka sjömän sköttes av sjuttisju sköna sjuksköterskor på det sjunkande skeppet Shanghai ” / 7 marins pris par le mal de mer sont soignés par 77 jolies infirmière sur le navire Shanghaï en train de couler

 

Et maintenant, pur exercice de fiction, imaginons un allemand essayant de prononcer ce virelangue suédois.
Et oui il existe de telle vidéo sur Youtube et merci l’internet mondial !

Vous voyez un peu le truc ? Imprononçable !

mardi 8 décembre 2009

TRAITE DE NEZ

Je sais je sais, ça fait longtemps que je suis absente de la blogosphère, mais que voulez-vous, il fallait que je me mouche !
Oui pendant près de deux semaines.


Et surtout que je me familiarise avec la technique du mouche-bébé à aspiration buccale. Délicieux, non ?

 

 mouchebebe
(j’ai essayé sur moi-même, c’est une sensation tout à fait intéressante, un peu comme boire un verre d’eau en faisant pipi)

 

BREF ! Après avoir produit environ l’équivalent de deux tiers de  la  production totale annuelle de morve du Lichtenstein, moi et ma petite famille, on a décidé que ça suffisait ! On a fait la queue pour avoir des piquouzes et revendu notre stock de Tamiflu au marché noir.

Alors me revoilà pour des choses un peu plus intellectuelles. Espérons.

lundi 23 novembre 2009

UN REVE FLOTTANT

 

D’un geste nerveux de la main, Ramen repousse une longue mèche de cheveux noirs et déclenche la bouilloire. Les invités parlent dans le salon, son mari les fait rire. Mais il ne pense pas à leur offrir à boire et même si elle essaie de s’en défendre, ça l’embête. Elle passe en revue les différentes actions qu’elle doit effectuer avant de se rasseoir. Remplir la boule à thé, verser l’eau, mettre les biscuits dans l’assiette et apporter le tout au salon. En plusieurs fois ? Elle jette un œil circulaire et se rappelle que le plateau en plastique est fendu. La petite a joué avec, en montant dessus. Ce serait risqué de l’utiliser, avec la chaleur de la bouilloire, il pourrait se casser complètement et le thé se répandrait par terre. Et elle pourrait brûler quelqu’un, ou elle-même.

Ramen verse l’eau dans la théière et à l’aide d’un torchon, la transporte dans le salon. Le petit chien blanc vient dans ses jambes. Elle le repousse du bout du pied. La petite est en train de jouer dans sa chambre, déshabillant une poupée. Après plusieurs aller-retour, les invités sont servis. Elle sourit en buvant son thé à petites gorgées.

« Il fait beau, on devrait en profiter ! Dans une heure le soleil sera couché ». Son mari aime les balades, les invités aussi. Le chien blanc frétille. Ramen appelle la petite et entreprend de lui mettre ses chaussures, son gilet, son manteau, son écharpe et son bonnet. La petite se tortille pour rire, et essaie de se dérober pour câliner son petit chien blanc. Elle n’a pas envie de descendre les escaliers et saute dans les bras de son papa.

Dehors le soleil éclaire les arbres jaunissants, le chien court après les feuilles, qui tombent dans le canal, rapidement emportées par le courant. Après quelques minutes de promenade, les amis doivent partir, ils saluent la petite famille et promettent de les inviter bientôt. La petite leur fait de grands gestes de la main. Ramen enlève les cheveux que le vent a collé contre sa bouche quand elle entend la petite crier. Le chien s’est sauvé.

Ramen prend la main de sa petite fille pour l’empêcher de courir le long du canal. Son mari lui dit de la ramener à la maison, qu’il va chercher le chien. La petite ne veut pas bouger. Elle soulève son enfant qui s’affaisse contre elle, dans un long sanglot. Ramen serre sa fille dans ses bras, lui chantonne une chanson à l’oreille. Et malgré son poids, elle arrive bientôt en bas des escaliers. La petite pleure. Elle la remet en place contre ses hanches, et entreprend l‘ascension des quatre étages.ville reve

Arrivée en haut, elle en lève le manteau l’écharpe, le bonnet et les chaussures de la petite, sèche ses larmes et lui dit de l’attendre dans sa chambre, pour lire une petite histoire. Puis elle reprend son souffle. Dans le salon, la table basse est encombrée de tasses et d’assiettes. Elle fait une pile qu’elle ramène à la cuisine. Un rayon rose éclaire l’évier et l’éblouit. Par la fenêtre, elle contemple le soleil se coucher, dans une lumière chaude et sucrée. Un courant d’air froid l’arrache à sa rêverie. La porte d’entrée est ouverte.

Elle court dans la chambre de la petite. Vide, comme les autres pièces de l’appartement. Sans mettre son manteau, elle se précipite dans les escaliers en appelant sa fille. Dehors, la nuit tombe et dans l’atmosphère bleue, elle ne distingue que les halos brouillés des réverbères. Elle reprend sa course, l’air froid lui brûle les bronches. D’un côté le canal, de l’autre le métro. Elle distingue la minuscule silhouette de sa fille qui s’engouffre dans le métro de sa démarche maladroite. elle se précipite à sa suite dans les escaliers raides et les gens qui remontent la bousculent, énervés. Sans le vouloir, elle pousse du coude une dame qui porte un bébé et la dépasse, affolée. La silhouette de sa fille est encore visible, elle l’appelle mais l’essoufflement ne lui permet pas d’articuler des sons.

Elle s’élance et attrape l’épaule de sa fille, qui se retourne, surprise. Elle regarde Ramen reprendre son souffle, le visage en sueur et prononce doucement ces mots « Je dois y aller maman ».

Ramen l’implore du regard «Tu m’as fait une de ces peurs, tu es beaucoup trop petite pour prendre le métro toute seule. »

Le visage de la petite s’éclaire d’un sourire :

- Mais maman, arrête, j’ai vingt ans quand même !

Ramen écarquille les yeux. La petite est plus grande qu’elle et son visage pétille. Elle reprend ses esprits.

- Oui bien sûr. Excuse-moi. J’ai juste oublié de te demander… On ne t’attend pas pour dîner ? »

- Non. Je rentrerais tard, probablement.

- D’accord.

Sa fille se penche pour l’embrasser sur les deux joues et disparaît dans le métro. Ramen remonte lentement les marches. Elle a froid. Ses cheveux volètent sur sa tête. Elle s’arrête devant une vitrine, et se rend compte qu’ils sont courts. Et gris.

mercredi 18 novembre 2009

DODECALOGUE GOOGLEEN

Comme mon titre l’indique très clairement, voici un petit florilège des recherches google qui ont amené des gens à lire mon blog. Comme il est évident que beaucoup n’y ont pas trouvé leur bonheur, je m’efforce d’apporter réponses et conseils à ces lecteurs du hasard, pour qu’ils aient envie de revenir !

 

- “Regardè dé spèctacl de maicel djacson” 
il ai mor tu peu plu allé le vouar en vré mé tu peu allé voir un filme de cinémma ki çapèl Zi Si Zit. Sé trist kan maime on é pa tousse égo deven le ouèb moundiale.

- “tatouage nœud papillon”
j’approuve ! quelle bonne idée pour être toujours élégant, même dans le plus simple appareil ! Et je propose à M6 de répondre à cette attente du public en matière de style, en créant une émission « Nouveau tatouage pour une nouvelle vie »

- “Robert mcliam wilson dedicace”
Laisse tomber tout de suite, c’est moi qui ai LA dédicace de compèt. Depuis, il me semble évident qu’il n’écrit plus que pour moi. Alors va te trouver une autre idole. En te remerciant.

- “rats des buttes chaumont”
Je préfère supputer que c’est de la fiction, une histoire pour un film catastrophiste peut-être ? Pour prendre un peu de hauteur, voici une info des plus brûlante de notre envoyé spécial, le griot des Buttes susmentionnées : la passerelle de la mort est enfin réouverte.
C’est pas trop tôt.

- “un continude cette phrase c’est dimanche il fait beau temps”
C’est pas très clair “un continude”, faut être un peu précis dans ses requêtes. Enfin, j’ai compris quand même, alors voilà :

Les petites filles rondent, robes rouges, jupons blancs. C'est dimanche, il fait beau temps. Laquelle prendrez-vous de ces belles demoiselles, Lequel prendrez-vous de ces beaux petits messieurs? Les petites filles rondent sur la place du village. Robes blanches, jupons bleus. La plus belle du rond qui s'appelle Marion. Les petites filles rondent, robes grises, jupons gris, et la lune leur sourit.

On remercie Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947) pour cette charmante chanson, des plus pittoresques.

- “telephone appuyer sur touche etoile signification”
Cela signifie que tu vas perdre 20 min avec des attentes musicales et des voix de dames pénibles et que tu vas raccrocher en criant des gros mots. Comme je le recommande ici, n’appuie pas !

- “genoux sur genoux”
alors je dirais ça dépend, quand on croise les jambes ou avec un partenaire ?
Attention toutefois à ne pas trop multiplier les genoux, car comme chacun sait, le genou est l’articulation de soi avec les autres. Voir à ce sujet l’excellent article de Sylviane Passavent dans Psychologies Magazine d’octobre 2002 : « Genou, le je / le nous, ou quand le je se joue de nous»

- “Barbie parfum de rêve” :
Haaa, l’âge d’or !  “Barbie toi ma star, dans ton univers tu brilles de mille feux”.
Quand on voit comment Ken a tourné, on se dit qu’elle méritait mieux quand même.

photo

(Une analyse fouillée dans Les Inrocks de la semaine dernière)


Et après on se demande pourquoi quand on était petites on avait 14 Barbies pour un Ken. Et que les pas belles, on leur coupait les cheveux pour faire des garçons. C’est très sain tout ça ! Merci Mattel.

- “les mediums quesque ils dise quand comiques avec des personne decede”
Et bien ils disent que non. On peut rire de tout mais pas avec n’importe quel mort ! Il y a évidemment des exceptions, quand les personnes décédées sont elles-mêmes des comiques mais attention quand même, il vaut mieux passer par un professionnel.
Alors appelle SOS Medium au 08 96 77 ****

- “Dialogues dirty dancing courir comme un cheval” 
La phrase exacte est,me semble-t-il, « arrête de courir après la vie comme un cheval sauvage ». Comme je suppose que la personne qui a fait cette requête fait des recherches de pointe, je précise rapidement que les comparaisons équines sont une tradition dans la poésie lyrique, cf « Que je t’aime » de Johnny : « quand ton corps sur mon corps, lourd comme un cheval mort ». Voir l’excellent ouvrage d’ Antoine Caupain, Le cheval, le poète et l’amour, Point Seuil, 1996. Une référence en la matière.

- “personnage à faire et à acheter du corps humain”
Intéressant. Il faut peut-être chercher du côté des éditions Atlas, toujours aussi en phase avec les collectionneurs et les amateurs d’anatomie, il doit bien y a voir une série  « Mon vrai corps humain en kit ». En vente chez tous les marchands de journaux.
(Sinon, va voir sur ebay, y’a bien des gens qui se débarrassent).

PS : Si la thématique te passionne, je te conseille cette nouvelle vraiment très chouette

- “ma premiere fois”
spéciale dédicace à Koko. Tu comprends maintenant pourquoi je mets des titres racoleurs ? CQFD

jeudi 12 novembre 2009

PIPI DANS LA BAIGNOIRE

Dans la série “Ce sont les petits gestes de tous les jours qui vont sauver la planète”, voici la recommandation hilarante de l’association Brésilienne SOS Mata Atlantica, qui permettrait d’économiser des tas et des tas de litres d’eau potable.
Alors allons-y tous ensemble, Xixi no Banho !

Cette info date un peu (mois d’août) mais il ne faut pas laisser retomber le buzz quand il s’agit d’une cause aussi noble !

Surtout quand il y a un petit film d’animation bien sympathique à l’appui :

 

 

J’espère que vous penserez à moi sous votre douche demain matin !

lundi 9 novembre 2009

AUTO-BAPTEME (2)

Toujours à la recherche d’un nom de plume, je continue mes pérégrinations webesques. Vous savez sans doute que je suis un peu accro aux générateurs en tous genres, en voici un petit panel qui te sortent des noms à la volée.. y’en a partout !

Imaginons, par exemple, que quelqu’un porte un patronyme encombrant, qu’il cherche à sortir des routes toutes tracées. Ce pauvre garçon veut se faire oublier pour avancer un peu tout seul dans la vie comme un quidam lambda. Mettons que ce personnage s’appelle Jean Sarkozy et qu’il veuille à tout prix changer de nom. Comment faire ?

 

1. On pourra lui proposer un générateur de nom de plume qui fera de beaux anagrammes à partir de son nom

et voilà un aperçu des résultats :

Jarek ZAYONS
Joyan ASKREZ
Kyran JASEZO
Korney JAZAS
Kayne JAZORS
Kenaz JARYOS
Joey SKARANZ
Yank JARSEOZ
Krys JOANAZE
Josey RANKAZ
Janos YAKREZ
Janka ZEORYS
Jorey ZANAKS

Pas mal !

 

2. Mais Jean a l’ambition de percer dans le domaine de la musique. On ne saurait que trop lui conseiller de se choisir un bon nom de scène.
Ouf ! Il existe de bons générateurs pour ça :

Rockstarname  qui nous donne : GILLIAN LAKE. Yeah !

Rapstarname : FOUR JUNKIE. Yo !

popstarname : EVAN KING. Yé yé yé !

countrystar name : DWAYNE GUTHRIE. Doing !

Jean n’a que l’embarras du choix.

 

3. La musique, c’est un peu relou,  le frangin occupe déjà toute la place et tout le monde soupçonne encore Jean d’être pistonné alors que c’est pas vrai du tout ! Jean est énervé, ni une ni deux, il décide de devenir un vilain gangsta. Haha, ils vont moins faire les malins dans la banlieue des riches car, grâce au générateur de noms gangsta , voilà que le petit Jean s’appelle : KING CRACK SMOCKA

 

4. Pour être sûr de ne croiser personne de sa famille qui a tendance à être bien implantée dans tout les milieux, bien ancrée dans le réel (voire dans le quotidien de tout le monde), Jean décide carrément de se reconvertir en personnage fantastique. Là au moins, pas de concurrence, et puis il y a des générateurs de ce type un peu partout dans le net. Par contre, je n’en ai pas trouvé où l’on puisse rentrer son nom, ce que je trouve bien dommage. Donc, aléatoirement, nous allons proposer à Jean :

un nom masculin à consonance celte, fantastique : JOHAWYN

un nom elfique : CITHRALDUR

un nom de nain (on ne sait pas trop quelle taille il fait après tout) : NAGNUS

un nom d’orque de Tolkien : ERARK ou au cas ou il veut se reconvertir en figurine, un nom d’orque de Warhammer : FATHERSMASHER (pas sympa)

 

5. Bon, la vie de personnage fantastique étant un peu mouvementée, Jean décide d’aller dans une branche un peu plus comment dire, simple, essentielle, confortable et populaire :

 

sarkikea

 

Et on lui souhaite une belle carrière, nul doute que sous sa nouvelle forme, il saura enfin comment améliorer le quotidien de millions, voire de milliards de gens et dépassera ainsi la côte de popularité de son papa.

 

 

signé : Codi Doly (mon nom de rockstar…)

vendredi 6 novembre 2009

BIENTOT NOEL

 

Une équipe de 100 programmeurs et de 1000 scénaristes, producteurs et auteurs de tout poil travaille jour et nuit dans un endroit tenu secret.

Mais je ne peux pas vous en dire plus. Cliquez pour agrandir.

 

pitchoteaser1 copy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


(Cette image a été piquée là : http://wendling.free.fr/actu2007_2008.html )

mardi 3 novembre 2009

MA PREMIERE FOIS AVEC TIMOTHY

 

Attention billet qui colle !! Parlons bien, parlons gloss !

 

Pourquoi ? Parce que c’est la première fois de ma vie que j’en achète un.

Avant je dois dire que je ne voyais pas trop en quoi c’était joli ou sexy d’avoir la lèvre brillante et humide en permanence. Ha tiens en écrivant ces mots, je viens un peu de comprendre le pourquoi.

Et puis étant donné que je songe à me réorienter dans le r’n’b, je me suis dit que la première étape était que ma bouche renvoie à chaque vibrato frémissant les lumières de la gloire et des spotlights. Le minimum syndical pour exercer cette enviée profession.

 

Donc j’errais dans les rayonnage d’une glosserie en essayant d’éviter les modèles trop chargés en paillettes. Et j’ai vu ça :

 

gloss

 

Il y a un monsieur sur le capuchon que quand tu le bouges, il se déshabille le coquin ! Comme les madames dans les verres de saké ! Huhuhu trop le délire de malade mental !

Et les différentes nuances moirées du produit portent des noms de messieurs. Il y en a pour tous les goût, y’en a même un qui porte un bébé, si tu es pédophile, ça fait d’une pierre deux coups dis donc…

Moi j’ai acheté le premier à gauche, Timothy avec son look “preppy” (je viens d’apprendre ce mot, je suis trop contente !). Bon je l’ai surtout choisi pour la couleur, hein, par seulement pour son allure complètement preppy (trop trop contente).

Une chouette idée cadeau si tu n’as pas peur de propager la décadence urbaine ! D’ailleurs j’ai offert un David pas plus tard qu’hier. Le troisième là, un peu style hard working man en slip.

 

Pour résumer l’expérience, voilà que j’achète un produit pour le seul packagine, mais vous en conviendrez, il vaut son pesant !

C’est de mauvais goût ? Vous ne croyez pas si bien dire, parce qu’en plus le gloss est délicatement parfumé d’un arôme “crème brûlée” (in french dans le text) qui est comment dire… un peu loupé.

Mais le pire, c’est que je me suis rendue compte que quand tu sors dehors et qu’il y a du vent, le gloss c’est chiant parce que tes cheveux se collent dedans.

 

gloss3

Bisous bisous !

 

 

Questions fatales :

1. Comment font les chanteuses de r’n’b, elles qui ont en permanence du vent dans leurs extensions de cheveux ?? ça devrait faire des baillons de cheveux.. ou au moins du cheveu sur la langue ! A mon avis, on nous ment, ils retouchent les clip avec des ordinateurs…

2. Comment faire pour ingurgiter autre chose qu’un mojito à la paille sans tout enlever ? Et surtout, comment manger par exemple de l’aligotune daube provençale ou une galette saucisse alors que l’accès aux papilles est barré par un arôme “crème brûlée” ?

samedi 31 octobre 2009

DECo halloweenesque

J’ai vraiment fêté Halloween une fois, genre en 1995. A savoir qu’on sonnait aux portes pour demander des bonbons et tout déguisée en sorcière comme dans les séries américaines. Et laisse moi te dire qu’au XXème siècle finissant, en province, Halloween, personne connaissait ! y’a même des flics qui ont ralenti en nous demandant ce qu’on faisait et ils avaient l’air de trouver ça fort louche.  Et on s’était fait engueuler par un vieux : “c’t’un truc des américains çô encore, ils vont pas nous envahir avec leurs machins lô !” (je te parle de la province du nord hein).

Et bien presque 15 ans après, force est de constater que j’ai lancé la mode d’Halloween, bien aidée, ceci dit, par McDonald et consorts qui ont contribué à populariser cette coutume fort étrange de fêter les citrouilles plutôt que les morts.

 

Alors voici une petite astuce rapide pour halloweener ta déco :

 

jeudi 29 octobre 2009

Auto-bapteme

 

 

Hier, alors que je sortais d’un restaurant hellène en compagnie du griot qui venait d’ingurgiter un agneau cuit 15 heures et que jamais il ne digéra, je suis tombée sur ça :

 

il-faut-se-mefier-des-mots (Croisement de la rue de Belleville et de la rue Julien Lacroix)

 

C’est vrai ça, dis donc, que je me suis dit dans un accès de réflexion intense. D’autant plus qu’en rentrant, j’ai retrouvé l’homme qui pense avant de coder qui assénait des mots suspects à Ze Cousin, exprès pour lui faire mal à la tête à coup de “signal_connect” et de “notification sur une call-back” et de “signal tictactoe”.

Les mots peuvent faire mal, et être complètement discriminants !

Ils peuvent aussi te vieillir quand tu t’aperçois que tes expressions sont trop ringardes, ou plutôt, outdated, et que les jeunes disent “j’avoue”, “trop stylé” tous les deux mots et pas toi.

Sans parler des expressions qui viennent d’on ne sait plus trop où et qu’on dit on ne sait pas trop pourquoi, genre l’horrible “au temps pour moi” et autre “deux coups de cuillère à pot” qu’on s’en fout comme de l’an quarante.

Et les expressions malheureusement disparues, comme les architecturales  “Cathédrale !” “ogive !” que se lançaient les fanas de romans gothiques anglo-germaniques au XIXème (comme Victor Hugo for example). Pourquoi ont-ils disparus ? C’est pas plus débile que le“tabernacle” québécois.

 

Pourquoi ne pas s’inventer ses propres expressions :

- Hey ! si jamais t’as le temps d’une moustache on pourrait s’en jeter une gorge !

- Ho ouais, trop galakman ! Quelle idée ogivale !

Pourquoi certains mots et pas d’autres ?

C’est aussi ce qu’on se demande quand on apprend une langue étrangère ou qu’on voit un enfant apprendre à parler. Le langage de ma fille par exemple a eu des phases infiniment plus drôle que le vrai français. Et maintenant qu’elle parle très bien, je regrette presque le temps où elle disait :

- un “banedoum”. Un banedoum, c’était trop beau ! maintenant elle dit pantalon comme tout le monde, ça me fend le coeur.

- un “canecoine” (un canard)

- un “kopank” (un hippocampe)

- une “maman Gou” (un kangourou)

- des “baquestes, une caqueste” (les baskets et autre casquette)

- des “bottines de Nane” (des bottines avec un âne dessiné sur la semelle)

- “c’est beau les paces infili” pour dire “c’est beau l’espace infini” (oui, ma fille est poète, et surtout fan de SamSam)

Des fois, c’est limite si j’avais pas envie de changer mes mots plutôt que de corriger les sien ! Je lui disais “viens on va mettre le banedoum avec les canecoines”. Adopter des mots tout neufs ou retrouver ceux de mon enfance, quand je mangeais des croquettes de glouton et pas du vulgaire poisson pané.

Les noms communs ou propres sont arbitraires. Des fois, on ne se sent pas concerné par l’histoire qu’ils trimballent comme un vieux poids mort. Comme une envie de couper les liens.  Et il y a des jours où on se dit que la meilleure solution pour se réinventer soi-même, c’est peut-être de se débarrasser de son nom et de s’en choisir un autre. A défaut de changer de peau, changer d’appellation.

 

Tout ça pour dire, les amis, que je cherche un pseudo.

(D’ailleurs petite anecdote en passant, quand j’étais petite, j’étais persuadée d’avoir inventé le prénom Eve-Line, que je trouvais trop trop beau pour ma barbie. Et en fait non. Grosse déception)

 

Et vous, vous n’avez jamais eu envie de vous rebaptiser ?

vendredi 23 octobre 2009

Vade retro deprimasse ! (bis)

 

Au secours, vla le changement d’heure qui va nous filer un gros coup de bambou dans notre biorythme vital.  Déjà que c’était le contrecoup de la rentrée et l’arrivée du froid, sans parler de la crise et de la Grippe hache un nain ! Comment survivre ?

Nos légendes nationales ont la réponse et nous montrent l’exemple !

Deux possibilités :

1. Comme Sylvie :
Nous avons étudié hier l’exemple de Sylvie qui essaie de se prendre en main, de façon pathétique, certes, mais vu sa longévité, ça a l’air de marcher. Il est temps de faire pareil. Alors trémoussons nous tous ensemble et faisons tournoyer les micro pour contrer les effets du mal !

Vous avez peut-être lu en commentaire l’admirable proposition de Griot, qui fait pâlir d’envie toute la clique de la chanson française avec ses paroles apparemment simples mais si profondes en même temps.
Des métaphores qui vibrent en chacun de nous.
Allez, je vous les remets :

Entrain, je prends ton train
Avec toi c'est vraiment très bien

Je te veux comme si j'avais faim
vraiment vraiment tu es mon pain

ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh yéhého

l'entrain c'est un bon vin
j'ai comme envie d'en faire le plein

si tu veux ce sera le tien
ose donc quitter ton train-train !

ouuuuuuuuuuuhouhhhhh etc

Et voici mon refrain, toujours sur le même air, et sur un thème jadis traité par Charles Trénet :

La joie, moi j’aime ça
Y’a pas à dire c’est vraiment sympa

Comme un peu de beurre dans une purée de pois
Comme la crète bleue d’un Iroquois

ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh yéhého

La joie, toi t’aimes ça
et quand ton surmoi se moque de toi
Dans sa gueule claque lui un peu de joie
C’est pas dur, j’t’assure, tu verras

ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh yéhého

Quand les soucis seront derrière toi
Que la lumière t’irradiera
De ces paroles tu te souviendras
De la joie jusqu’au bout de tes doigts

Ha lalala. Je sais pas si on peut atteindre le même niveau quand même. Qu’en pensez-vous ?

 

2.Comme Johnny :

Si vous êtes d’un tempérament plus sombre, il faut de toute urgence vider votre sac, laisser sortir les hydres du mal être qui vous rongent les entrailles.
Pour vous montrer le chemin, voici une autre curiosité parolière (j’ai renoncé à faire l’analyse des paroles, j’ai pas fait des études de psychiatrie non plus !)


Petit exercice d’écoute: Imaginez que vous êtes le praticien à qui Johnny adresse ce discours, et essayez de garder votre calme, de rester impassible et cliquez  :

 

Johnny copy

 

Je suis heureuse de vous avoir offert ces quatre minutes d’angoisse pure. Vous voyez, votre cas n’est pas si désespéré finalement… A moins que…

Vous êtes fous comme quoi, vous ?

jeudi 22 octobre 2009

Vade retro deprimasse !

Les copains, j’entends dire ici ou là que y’a un coup de mou général en ce moment. Y compris dans ma propre tête, quand je fais des nuits blanches en me demandant Pourquoi ? Comment ? tout écoutant avec mélancolie mes voisins insomniaques renverser des haricots secs et déplacer leurs meubles au dessus de moi tandis que leur petit chien s’essaie aux claquettes sur griffes.

L’arrivée de l’hiver et du froid paralyse ton système limbique et le moral se carapate dans tes chaussettes ?

Alors fais comme Sylvie, enfile ton pantalon carotte blanc, un gant, mets de la lumière dans les cheveux,  et fais tournoyer ton micro. Allez on y va !

Et on fait bien tous les mouvements (attention toutefois à ne pas se cogner dans les coins quand il faut se catapulter en haut à gauche…)

 

 

J’ai découvert cette sublime vidéo grâce à Violette, qui n’est jamais la dernière pour trouver des remèdes à la morosité…

 

 

Et si vous le voulez bien, lisons les paroles pour bien comprendre le message :

ça va pas ? Très très bien !
Qu’est-ce que t’as ? Tout va bien !

ça c’est de la répartie, vas-y Sylvie ! Cloue-leur le bec ! Bon ça se répète un peu.. un hommage à la pub Juvamine ?

C’est lui ma médecine
Son amour c’est le remède à tout

Si tu parles de Dieu, et bien chacun sa came..
Si tu parles d’un homme, Sylvie, n’oublie pas qu’on est plus dans les années soixante. Tu n’as pas forcément besoin d’un mari pour que tout ailles bien, surtout que celui-ci pourrait bien te préférer des jeunes filles qui ont trente ans de moins que toi pour voyager dans des pays lointains et ramener de jolis souvenirs en forme d’enfants… Le remède n’est jamais universel, parfois il peut se révéler être un poison…

Déprime je te réprime
Dans ton jeu tu n’as plus un atout


Subtile métaphore qui nous rappelle que sur le grand tapis vert de la vie tout n’est qu’hasard, bluff et tactique et que la chance tourne telle la roue du destin

Déprime t’as plus la prime

Hé ben oui, c’est la crise pour tout le monde, hein !

Je te renvoie dans ton abîme
à coup d’effets vidéos complètement ébouriffants

Tu n’as plus de quoi faire de la frime

“Faire de la frime ?” “Faire de la frime”, bravo les paroliers, 20/20 ! Heureusement qu’aucun jeune n’a jamais écouté cette chanson.

J’ai le moral et les idées clean

(sur le même air) Mais aussi des expressions has been

Déprime à quoi tu rimes
 
réprime, prime, frime, par exemple. Et si on écoute de très loin : mine, décline, clean, aspirine

Avec ces joies que tu abimes

Passe ton chemin, tu as mauvaise mine
Ho Djizeuss ! Je crois qu’en fait Sylvie est en train de se regarder dans un miroir : c’est à elle-même qu’elle parle !
Cette chanson est en fait à double sens et peut-être qu’elle veut même dire exactement le contraire de ce qu’elle dit. C’est limpide !

Ton image de marque décline
Tu es lucide, Sylvie, tu es complètement craignos et c’est bien de s’en rendre compte. Ce look, cette chorégraphie, cette coiffure, ce n’est pas possible. En plus cette autre subtile métaphore nous rappelle que le grand défilé de la vie est soumis à des lois improbables et éphémères, comme la mode, et que l’alchimie c’est très compliqué, ce n’est pas la peine de reprendre une chanson déjà moche à la base pour en faire une autre chanson moche qui craint. Parce qu’au final ça doublecraint.

Déprime je te réprime
Avec ton parfum d’aspirine
On sent bien que sous ce lapsus dû à la rime, elle veut dire Lexomil, Xanax, Valium

Ne perds pas de temps plus rien ne me mine
J’ai le moral et les idées clean

Les idées c’est bien, mais si on fait une analyse sanguine, ce sera pas très très clean à mon avis

etc…etc.. (après elle répète toujours la même chose, elle tourne en rond, elle resasse les mêmes idées, elle refuse d’affronter la réalité, elle fuit, quelle tristesse)

 

Ho mince, cette chanson est en fait complètement déprimante ! Et horriblement moche.

Doubledésolée, les amis !

mercredi 21 octobre 2009

Nique la touche etoile

 

ça fait bien longtemps que je connais cette série. Mais est-ce une raison ?

Voilà au moins une fiction qui ose aborder de front des problèmes qui nous concernent tous, dans les moments les plus difficiles, parfois plusieurs fois par jour, qui peuvent nous faire perdre la raison, la boule et bien plus encore, qui sont à l’origine de descentes aux enfers, et même de suicides qui pourraient être imputés à France Télécom et à bien d’autres compagnies, parfois étatiques dont je tairais le nom. Mais tout ça évidemment  n’entre pas dans les statistiques…

Il en fallait du courage. Alors je lance un grand merci. MERCIiiiiii

Et vive Brenda ! Et le wakete…

 

 

 

 

Petite astuce véridique :

Des fois quand la voix synthétique te dit : “appuyez sur la touche étoile de votre téléphone” il NE FAUT PAS appuyer sur étoile ! Malheureux !
C’est cette maudite touche qui lance le cercle vicieux des choix numérotés. La pute.
Si tu n’appuies pas et ben, y’a un vrai gens qui te répond ! (ça marche avec la préfecture de police de Paris par exemple)

mercredi 14 octobre 2009

CHINE A PARIS

 

Ce dimanche, c’est sous un Phoebus rayonnant que je reçois un sms de Griot des Buttes qui m’informe qu’un vide-grenier a lieu à Jourdain.

(Visez-moi ça comment je vous mets toutes les infos de temps de lieu de personne et de moyen de communication en une phrase, c’est vraiment du grand art)

(en fait pour être tout à fait exact c’était dimanche en huit, mais dans le passé.. non mais je tenais à être précise)

 

BREF ! Je me dis : les brocantes, c’est sympa et tout, on se vend des trucs entre bobos, la décroissance tout ça, on joue de la McLaren pour se frayer un chemin dans la foule, c’est cool et bon enfant.

Sauf que moi ça m’angoisse. La foule qui te colle, le marchandage, les peluches miteuses, les vieilles collec de pin’s, les beurriers kitshos, les carafes Ricard en plastique. Il faut peut-être une sorte de complexe familial vu que ma mère est une experte qui a officié des deux côtés de la barrière, et que ma grand-mère demande au coiffeur ou aux caissières de Carrefour de lui faire un prix (hontes mémorables).

Mais ni une ni deux,je prends mon courage par les cornes, je mets mon poumon en bandoulière et je m’attaque à l’ascension du parc de Belleville.

Je retrouve Griot, qui d’entrée de jeu, fait tout pour me mettre mal à l’aise :

“j’ai fait quelques affaires, regarde :

- un vase en métal so design

- un Vit’ frites manuel (oui vous avez bien lu, un Vit’frites)

- une sorbetière (!)

- des lampes halogènes

Et le tout pour à peine 3 euros !”

 

Ok, j’ai compris que 1) le Griot est bon à marier avec tout cet équipement et 2) j’aurais jamais le niveau en brocante.

Surtout qu’après, le bougre, je l’ai vu à l’œuvre. Il passe devant une table basse avec plateau en verre fumé, trop belle, et il dit “Tope là, Feng (le vendeur s’appelait Feng mais on ne l’a su qu’après), je te débarrasse de ta petite table pour 8 euros mais ça me saoule de la prendre maintenant, alors tu me lâches ton 06 et je viendrai l’embarquer un autre jour.”

Ceci dit, je ne suis pas complètement perdue puisque j’ai franchi une première étape dans ma thérapie d’acheteuse de brocante. Je savais déjà que j’étais radine et que j’avais toujours l’impression de me faire ****er 

SAUUUUUUF quand il s’agit d’acheter des trucs pour ma fille.

Du coup, j’ai rempli mon panier de :

- Barbie à 10cts

-  livres, dont le fameux “Où est mon petit pot ?” (j’ai quand même su résister à des opus portant les titres de “Caca !” et “Léon l’étron”)

- petits gilets H&M (parce qu’à la crèche Coccinelle, y’a du niveau vestimentaire)

-  marionnettes à doigt

 

et surtout .. et surtout…  ça :

 

(coeur qui s’emballe, respiration haletante, odeur de la madeleine spatio-temporelle, exclamation de l’archéologue devant l’éclat de vase funéraire du paléolithique moyen supérieur)….

 

schooldesk

HO Djizeus Kwaïste ! c’est elle.. la même que j’avais moi quand j’étais petite ! Avec l’autocollant sur le côté qui imite le bois et tout !

 

Des heures d’amusement en perspectives ! Visez moi ce graphisme désuet (et la marmite dans la cheminée les amis, la MARMITE avec une vraie crémaillère !) c’est même tellement désuet..  que je finis par me demander si je suis vraiment née dans les années 80…

 

fiches schooldesk

Ho ! regardez bien.. on voit des jeunes en train de s’échanger de la drogue, et les stups en bas qui n’y voient que du feu ! J’espère que le chien va les repérer ces petits dégénérés. Vite j’envoie un mail pour les dénoncer !
et voilà ce qui se passe quand on paye les enfants pour qu’ils aillent à l’école…

 

 

 

 

 

PS : Si vous le voulez bien, on s’interrogera un autre jour sur la nécessité d’acheter à ses enfants les mêmes jouets que nous, grands adulescents mélancoliques, surtout quand il s’agit d’un jeu de lecture et que les enfants en questions ont deux ans. Et en plus il manque des lettres, mais franchement H,J,M,V,Z, qui ne sont pas non plus les lettres les plus indispensables, vous en conviendrez. A moins d’écrire des mots du style Zamvojuh ou “marave” ou “zyva” ou “meuh” ou “java”...

PS 2 : On attend de pied ferme le tutorial du Griot pour faire “2kg de frites en 10 min”…

jeudi 8 octobre 2009

La citation du jour

 

“Remarque 4 :

L’animal doué de raison a un besoin vital de maîtriser son environnement. C’est pour ça qu’il a créé la roue, le shampoing démêlant, les camps de concentration, le Coca-Cola, et peut-être même Nicolas Sarkozy.”

Chloé Delaume, J’habite dans la télévision, Pièce 11/27, Ed.Verticales, 2006

vendredi 2 octobre 2009

Une lobectomie et c'est reparti !

 

Comme vous le savez sûrement j’ai eu cet été quelques petits problèmes de santé. Je pensais avoir la grippe hache un nain avant tout le monde, fiérote que j’étais, et non, fallait juste m’amputer du lobe supérieur du poumon droit, là comme ça d’un coup.
Mais, tu sais, c’est parfois dans les moments difficiles que tu fais les plus incroyables découvertes.


Bien sûr je passe sur le fait qu’on n’est peu de chose, que les vieux on bien raison de dire “Et le plus important, c’est la santé !”, que le réconfort que peuvent apporter certaines personnes rien que par leur présence est tout à fait surnaturel, qu’on a pas besoin d’être là physiquement pour être présent, que la chirurgie thoracique s’est drôlement améliorée quand je vois la différence avec ma cicatrice de 1990, que l’hôpital en août c’est vraiment pas très bien organisé, que le shampooing sec ça pue mais que se faire coiffer par sa maman comme quand on était petite c’est trop bien (même si ça tire un peu), que les cartes postales de chevaux, de petits chats et même d’œuf au plat (!!) ça fait trop plaisir, ainsi que les messages sur facebook du reste, qu’il y a des bouquins où l’un des héros s’appelle “Descente d’organes” et quand tu sais pourquoi et ben tu regarde plus pareil les piscines etc.. etc..

Mais ça ce sont presque des évidences à côté de mes découvertes.

 

J’ai fait des découvertes autrement plus dingos que j’étais loin d’imaginer, alors je vous les communique, ne me remerciez pas, voyons ça me gêne.

 

- Le vernis à ongle te rend la vie plus belle. Voir la vie en rose au bout de ses doigts de pieds, ça n’a pas de prix

vernis 
Barbie Hospital grâce à E.B !

 

 

- Les macarons Pierre Hermé c’est mieux que les piquouzes de morphine. Je le sais, j’ai comparé. Orgasme culinaire assuré (ce qui en milieu hospitalier, est assez exceptionnel).

Photography by Kang L
Rhâaa.. Big up Koko et Sab !

 

 

- Ma fille chante trop bien. On songe sérieusement à l’exploiter comme Jordy, au moins :

Les paroles sont un peu olé olé en plus…
(Avec ça on va se faire plein de tunes c’est sûr !)

 

 

 

Emotions, couleurs, saveurs, musiques... on est gâté aujourd’hui !

mercredi 30 septembre 2009

Une chaussette et ca repart

 

Ce blog était franchement en friche depuis de longs mois et je m’en excuse. Je ne savais pas comment rompre la spirale infernale du non-blogging, alors je me suis dit, avec des chaussettes, pardi !

 

(les chaussettes arrivent à 00:53)

 

c’est vrai c’est sympa les chaussettes, tout le monde en a, c’est une valeur fédératrice et non segmentante.

(mais pas au goût des producteurs/diffuseurs qui regrettaient qu’il n’y ait pas de personnages récurrents, dit-on)

(hahaha, c’est presque ça le plus marrant en fait)

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