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lundi 6 juillet 2009

A chairy tale

 

Dites donc, je crois bien que je me suis découvert un don surnaturel…

Hier, alors que nous déambulions nonchalamment sur le boulevard de la Villette, après être allé voir Les Beaux Gosses (hahaha trop bon hahaha, ça fait du bien de réviser ses techniques de roulage de pelle une fois de temps en temps).

Il y avait du vent, j’étais plus habituée après ces grosses chaleurs et j’ai dit cette phrase étrange à la personne qui m’accompagnait :

 

MOI - Tu crois que ça va tomber ?

LUI - Ben non, y’a aucun nuage.

On contemple le ciel et là………………….

 

une chaise tombe du troisième étage d’un immeuble !

 

BOUM.

incroyable, non ?
 

Du coup je pense que cet événement ne peut pas être le simple fruit du hasard, mais que signifie-t-il ?

 

- j’ai des dons de medium, spécialisée dans les chutes de chaises (et ça, on dira ce qu’on voudra, mais c’est bien pratique)

- j’ai un sens aigu de la réplique, du timing, je suis vraiment une dialoguiste de génie (et toutes les chaises sont formelles…)

- c’est bientôt la fin du monde (encore un signe)

 

chaiseHAaaaaaaaaaaa !

 

y’a une des solutions qui m’arrangerait plus que les autres.. si certains d’entre vous savent lire l’avenir dans les vols de chaise, dites-moi, hein !

(d’ailleurs, si vous voulez tout savoir, la chaise aussi retombe sur ses pattes).

 

En attendant la révélation, célébrons donc l’espièglerie de nos amies les chaises

 

jeudi 2 juillet 2009

R.I.P

 

Oui je sais que Pina Bausch n’a pas inventé le moonwalk …

 

Moi quand j’ai appris que Michael Jackson était mort, ça m’a fait un peu le même effet que lors du décès de Jaques Martin  : “Tiens, ça faisait pas déjà au moins 15 ans qu’il était mort, lui ?”.

Désolée les fans, pour cette comparaison qui tue. Mais que voulez-vous, j’ai pas eu de révélation mystique avec Michael, moi. La première fois que je l’ai vu, photo d’une pochette de “Bad”, j’ai dit à ma mère “Haaa, elle est pas belle la dame !”. J’avais 6 ou 7 ans. Bravo les jugements sur le physique, moi !

Après, j’ai appris “Heal the world” à l’école, en 6ème. On y mettait tellement tout notre cœur à chanter cette chanson que quand je l’entends, j’ai l’impression d’être à la messe.”Plus près de toi mon Dieu” quoi… Bref, c’était déjà la fin de Michael.

Ha oui et puis aussi, je me suis bien tapée la honte en public lors d’une colo spectacle où on faisait une sorte de danse indéfinissable sur des extraits de “Beat it”. Je renonce à raconter, c’était vraiment trop conceptuel.

Et pour tous ceux qui se sentent orphelins musicalement, une consolation :  Quincy Jones n’est pas encore mort lui !

 

Par contre pour Pina Bausch ça m’a fait tout drôle. Je peux pas dire que j’étais une fan inconditionnelle vu que c’est seulement l’année dernière que j’avais vu un de ses spectacles. Mais coïncidence étrange, après 2 ans d’abonnement au Théâtre de la ville, on s’était dit “allez on se paye un Pina”. Et on s’est rendu compte que pour avoir le droit d’y assister, il fallait s’abonner pour  au moins 4 autres spectacles au Théâtre de la Ville !

Mais bon, on en a eu pour notre argent. En regardant  Wiensenland j’ai vraiment vécu des moments d’extase.

Déjà en arrivant, dépaysement devant un décor grandiose : un mur de végétation immense et une cascade sur scène. Limite tu sens le vent dans tes cheveux alors que tu es dans une salle de spectacle à Châtelet (et que tu sors des fameux tapis roulants de cette charmante stations). Et là, tu te retrouves à regarder des danseuse en robe de bal s’ébrouer dans la cascade en remplissant des seaux. Puis elles se versent l’eau sur les cheveux, épongent l’eau renversée avec ferveur et de grands sourires étranges.

C’était complètement absurde, oscillant entre des images d’une sensualité digne d’un film érotique des pays de l’est, et de vrais moments de comique pur. Oui oui je vous assure, on rigolait bien. Et le décor a basculé pour devenir une petite colline où les danseurs grimpaient pour se conter fleurette. Avec des moments de mime, de comique de répétition.

Et puis des fois, style de rien, ils s’envolaient, littéralement. Oui oui je vous assure, comme des petites hirondelles.

C’était donc drôle, magique et très troublant.

 

(Surtout qu’une des danseuse ressemblait à Carla Bruni-Sarkozy avec son sourire figé bizarre).

(Elle à droite, elle lui ressemblait trop, je vous jure !)

photo_1231345956419-1-0_zoom 
(crédit Franck Fife AFP)

 

Et pourtant c’était même pas le spectacle vedette de la saison, mais moi c’est l’un de ceux que j’ai le plus apprécié. J’ai pas trouvé de vidéo de ce spectacle. Y’en a plein d’autres sur youtube, y compris le générique de “Parle avec elle” d’Almodovar. Mais je crois que c’est bon, tout le monde l’a vu non ?

Enfin tout ça pour dire que j’y pense d’autant plus que ce soir je vais au Théâtre de la Ville (Anne Teresa de Keersmaeker), et que j’ai reçu un mail où ils disent qu’ils sont tous tristes… ça va être l’ambiance…

mardi 30 juin 2009

OU DONNER DE LA TETE ?

 

puzzletete

 

Ce blog paraît à l’abandon.

Mais j’ai des mots d’excuse… plein même.

 

 

 

 

La preuve :

 

 

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MORGAN
Alors c’est toi.

IRIS
Désolée Madame.

MORGAN
T’as passé le casting hier c’est ça ? Je me souviens plus trop.

Iris baisse les yeux.

MORGAN
Assieds-toi.Tu veux un café ?

Iris fait oui de la tête. Morgan adresse un signe au serveur.

MORGAN
Pour quelqu’un qui veut passer à la télé, t’es pas très téméraire.

IRIS
Je chante tout le temps. J’adore ça et … j’ai pas de vie ici.

MORGAN
Je comprends ma chérie. Mais je peux rien faire.

 

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ULYSSE
On sait tous ce que Saddam Hussein a en tête. Toutes les émeutes qu’il y a à Paris, ce sont eux qui les organisent, les terroristes, il faut les arrêter !

Le jeune soldat explose de rire. Le recruteur reste de marbre.

JEUNE SOLDAT
Hé tu joues trop à Counter Strike mec !

Ulysse le regarde sans comprendre. Le recruteur fait signe au jeune soldat de se taire.

RECRUTEUR
Saddam Hussein est mort.

ULYSSE
Ha bon… C’est récent ?

Le recruteur dévisage à nouveau Ulysse puis regarde son formulaire.

RECRUTEUR
Si on s’amuse à prendre tous les SDF et les paumés dans ton genre, elle va être belle l’armée française… Allez barre-toi.

Ulysse se lève, il a du mal à contenir sa colère.

ULYSSE
Ecoutez je…je veux me battre, pour l’honneur de mon pays, je veux pas rester sans rien faire et je suis prêt à tout pour…

RECRUTEUR
Si tu continues, je t’envoie direct chez le psy et tu finis tes jours en HP. Mais tu peux aussi sortir d’ici et ne plus jamais revenir.

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JEANNE
Lola, tu rentres à peine de vacances et tu as déjà l’air complètement crevé. Tu ne t’es pas bien reposé pendant ton sejour ?

LOLA 
Non pas vraiment...

JEANNE

Que s’est-il passé ?

Lola hésite et pousse un soupir

LOLA

J’ai...Comment dire...En gros, j’ai eu une aventure.

JEANNE

Non pas toi !!! J’y crois pas ! Il était beau au moins ?

LOLA

Arrête ! C’est pas drôle ! Depuis il me harcèle et menace de tout dire à Christophe.

 

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BADOU

Il n’est pas méchant, mais ne laissez pas vos enfants s’approcher d’eux, ils ont des conceptions.. disons étranges de la vie.

MOMO

C’est quoi les chaliens ?

BADOU

Il croit que nous avons été créés par des chats vivant dans l’espace.

Badou désigne le ciel étoilé, la pluie s’est calmée.

POUTRELLE

Quelle drôle d’idée…

BADOU, moqueur

Et pire que ça, il croit qu’il n’y a pas de différence de nature entre nous et les hommes !

Poutrelle et lui rient aux éclats.

BADOU

Je m’appelle Badou. Pour vous servir…

POUTRELLE

Poutrelle.. Oui je sais, ce prénom ridicule, c’est parce que mes anciens maîtres m’ont trouvée sous une poutre.

BADOU

Ces humains… ils sont vraiment…

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Tout d'un coup, l'homme s'arrête de parler. Le président du tribunal intervient :

M. Da Costa a fait l’objet d’une procédure il y a six mois qui l’a placé en observation, mais à l’examen de ses charges courantes, il n’y a eu aucune amélioration.

Mais vous voyez ce qui me dégoûte c'est que les deux personnes qui m'ont pas payé, elles, elles vont pouvoir continuer leur activité.

Le juge nomme M. Cognet, comme liquidateur judicaire.

M.Cognet, liquidateur judiciaire retrouve M. Da Costa dans le couloir et lui donne sa carte ainsi qu’un rendez-vous. Il se veut rassurant et lui promet de récupérer l’argent qu’on lui doit afin de rembourser ses créanciers.

 

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Un de ces dialogues n’est pas de moi (mais en passe de le devenir), sauras-tu le retrouver ?

vendredi 19 juin 2009

10 conseils pour ton court metrage

Dans les blogs de métablogging (à savoir où on te donne des conseils pour optimiser ton blog et avoir une audience intergalactique), ils disent que les billets en forme de liste numérotées, ça ramène plein de lecteurs. Et puis les conseils, ça marche toujours.

Alors si vous voulez bien, on va faire des listes de conseils.

 

Donc aujourd’hui, les amis, voici mes propres conseils personnels pour ne pas rater ton court-métrage.

 

D’où que je te donne des conseils, tu te demandes ?

C’est bien simple :

1. Je suis moi-même à l’origine d’un certain nombre de courts-métrages loupés, donc steuplé je parle d’expérience

2. Il se trouve que je fais des lectures et du script doctoring pour des projets divers de par mon activité professionnelle (ho c'est bon on arrête de rigoler) et ce genre de questions m'intéresse.
2bis.J’en ai vu un certain nombre, au kino ou ailleurs et récemment, j’ai voté pour les Lutins du court-métrage, donc là je viens d’en regarder une petite trentaine, ce qui m’a inspiré quelques-unes de ces réflexions de haute voltige.

 

 

Mais avant tout, je tiens à préciser qu’il est toujours préférable de faire un court-métrage loupé que pas de court-métrage du tout, bien sûr !

URSS-58-camera

Alors prends ta caméra, camarade !

 

Et on reprend la liste numérotée à zéro, tout le monde suit ? On y va !

  1. Regarde ta montre ! Les courts trop longs, c’est pas bon ! La longueur est pour moi une vraie question.  “Court-métrage” c’est vague, certes. On s’entend plus ou moins pour dire que c’est moins d’une heure. Mais 40 mn, ça peut être très long aussi ! Souvent les courts-métrages sont diffusés par paquets et le public est donc intransigeant avec l’ennui (pas comme dans le long ou tu peux davantage entrer en état de contemplation). Alors il vaut mieux faire court, si tu veux éviter que  le public soit gagné par le syndrome du “au suivant !” . Selon moi, l’intérêt de l’exercice des formes brèves, c’est d’aller à l’essentiel.
  2. Prends ton stylo ! A moins d’une idée visuelle géniale et super concept et expérimentale, moi, en général, j’aime pas trop les films qui veulent raconter une histoire sans scénario (surprenant hein ?). Un film ne peut pas reposer que sur une ambiance, sauf exception, il y a toujours des génies qui y arrivent. De même les visions et autres fantasmagories censées te plonger dans les profondeur de l’inconscient des perso, ben.. ça marche que quand le reste autour (histoires, caractères des personnage) est bien solide.
  3. Ne repose pas ton stylo tout de suite ! Quelque chose que je n’aime pas trop dans les courts et dans les longs d’ailleurs, c’est quand le film se termine sur une non-fin. Même pas une fin ouverte, une non-fin. On aurait pu l’arrêter dix minutes avant, cinq minutes après.. on ne sait pas. Bon effectivement, les courts-métrages dits “à chute”, on en a vu des tonnes et c’était tellement systématique que ça en devenait banal. Mais quand même, laisser son spectateur errer comme ça, je trouve ça plus facile qu’intrigant, personnellement.
  4. Non, ne le repose pas encore ! Et écris les dialogues de tes acteurs, à plus forte raison s’ils sont débutants ! L’impro ça peut être génial, mais c’est presqu’un métier en soi et tu ne peux pas demander à quelqu’un qui fait ses premiers pas devant une caméra de dire des trucs géniaux en les inventant à la volée. Sinon t’as ça : “Allo salut c’est moi, je voulais te dire eeuuuh ben en fait euuuh il m’arrive un truc un peu bizarre tu vois euuuuh” (oui ma fille, tu es devant une caméra et tu ne sais pas quoi dire, en effet, c’est bizarre)
  5. Attention aux personnages silhouettes ! Ils sont fourbes. Tu les vois dans ta tête, ils sont un peu lunaires, paumés, voire quasi-muet et tu as l’impression que tu peux faire passer plein de choses juste en les mettant dans des situations cocasses où ils se conduisent de manière grotesque… Espérons que ces impressions survivront au passage à l’écran. Là encore, ce genre de configuration ne demande pas un acteur mais un dieu du mime et que ton univers soit très poétique. Rien que ça quoi…
  6. Arrête de te regarder réaliser ! Juste un exemple : un plan large, une route qui va d’un point de l’écran à l’autre. Un personnage ou un véhicule apparaît au loin et parcourt toute la route et par là même tout l’écran. Que c’est beau.. et surtout, que c’est dans un film sur trois ! Si le paysage est pas mortel en plus, c’est un plan qui endort le spectateur. Et le pire : quand le personnage/véhicule arrive au bout de son chemin, il s’apprête à sortir du cadre, et là, panoramique pour le suivre. Ton spectateur se dit que ce plan ne va jamais s’arrêter et il a envie de se suicider.
  7. Mets du fond dans ta forme ! Par exemple c’est sûr que c’est trop mortel d’avoir la même scène successivement filmée sous différents angles, genre comme si c’était le point de vue de différents personnages qui ont chacun leur propre vision de la scène ! Whaou ! Effectivement c’est cool, sauf si la scène en question n’a absolument aucun intérêt. Genre une fille qui mâche un chewing gum quoi. Oui je sais dans Elephant ça marche. Mais bon dans Elephant si tu veux, on sait ce qui est censé arriver, on sait vers quelle tragédie s’acheminent les différents personnages…
  8. Aiguise tes ciseaux ! Dans l’écriture ou dans le montage, il ne faut pas hésiter à couper sans états d’âme. Aller à l’essentiel, tailler dans le gras, remettre du nerf… Enlever, modifier, ciseler, c’est presque le plus gros du travail !

 

Ha je suis bien contente, j’ai l’impression d’avoir fait un texte de méthode à l’américaine avec des commandements et tout (on en reparlera vous verrez). Comment ça y’en a pas 10 ? Ha oui tiens c’est vrai. Mais j’ai plus d’idées là, c’est bête … à vous de trouver les deux derniers…

En fait j’ai surtout mis les trucs qui me semblaient important à préparer en amont parce qu’évidemment sinon on peut continuer longtemps comme ça : achète un micro sinon on entend rien, évite que ton son soit désyncho, évite de filmer des scènes horrifiques dans le noir, parce que quand on a du mauvais matos ça fait une image marron qui plutôt rire que peur.. etc etc...

 

Mais quand même, un dernier petit conseil pour la route :

si tu as réussi à éviter tous ces écueils et que tu as réalisé un chouette court-métrage,  bien écrit, bien filmé, avec une vraie tension et tout, bouge-toi pour le montrer partout et surtout ne le cède pas à un réalisateur moins talentueux qui va en faire un remake marronnasse avec des fautes d’orthographe !

Merci.

 

 

  La semaine prochaine, je vous fais une liste de conseils pour bien acclimater son chboing à son nouvel environnement.

mardi 16 juin 2009

Blog blues

J’ai un petit problème avec ce blog. J’ai plein d’idées mais elles me semblent impossibles à mettre en place, ou alors tout simplement, je ne prends pas le temps de m’y consacrer vraiment. Et les jours passent. Il faut dire que j’ai un peu de boulot en ce moment. Ce qui est pour le moins dingo !
Du coup je navigue entre des sujets aussi divers que la téléréalité, le bug de l’an 2000, une grotte hantée en Corse, la guerre d’Espagne, et un tribunal d’instance de commerce (un sujet dont je suis spécialiste, comme chacun sait).

Et puis bon j’avoue aussi que j’ai un hobby assez prenant.. à savoir ma fille qui aura 1 an et 9 mois demain et qui est spécialiste des cacas dans le bain. Mais là n’est pas la question.

 

Si j’arrivais à être beaucoup plus efficace, je peux vous dire qu’on rigolerait drôlement sur ce blog.
Par exemple on y trouverait :

- un jeu de rôle géant d’écriture à plusieurs avec des cross over bloguesques

- un pitchotron (honte sur moi ! mais je désespère pas de le faire un jour)

- des textes à la volée en veux-tu en voilà

- des vidéos complètement désopilantes, voir limite webfictionnelles

- une mise en page un peu moins poucrave et plus lisible

…………i tutti quanti…………..

 

Ha lalalalalala qu’on y serait bien les amis !

Et j’aurais des commentaires de Robert Mcliam Wilson aussi…Et aussi on continuerait à se marrer dans les commentaires comme des petits fous du web 2.0.

 

En attendant, ce blog est un peu moisi.

 

Q3vCFPeTThwapz66CQN9QKUYo1_500 source : http://www.sexypeople-blog.com/

(où y’a les meilleures images del mundo !)

dimanche 7 juin 2009

Robeeeeeeeeeeeeeeert !

 

Je me sens comme une gamine de 13 ans après un concert de Tokio Hotel, dites donc. Parce que je suis allée entendre un écrivain irlandais parler des poubelles parisiennes. Chacun son truc les amis, chacun son truc.

Mais bon, c’est mon écrivain préféré de mes 17 ans (et des 11 années qui ont suivi en fait), à savoir Robert Mc Liam Wilson. Et c’est grâce à Rima qui m’avais offert deux de ses romans : Ripley Bogle et Eureka Street. Et c’était pas que à cause de la couverture où il y avait sa photo hein, à l’intérieur c’est bien aussi, alors si ce n’est pas déjà fait, dépêchez-vous de les lire. Et “Les Dépossédés” est un livre vraiment bouleversant.

(Soit dit en passant dans Eureka Street, il y a un secret pour faire fortune en passant quelques petites annonces et en faisant faire un simple tampon qui marque “Remboursement Godemiché géant”… en ces temps de crise, ça peut servir).

Enfin tout ça pour dire que ça me fait bizarre, de savoir qu’il habite à Paris et qu’on est presque voisins. Et je peux vous dire que j’ai fait ma fan de base. Il l’a échappé belle, j’ai résisté à lui demander de faire une photo avec moi mais j’étais pas loin, franchement !

Je l’avais déjà vu en vrai, (en vrai !) en 2005 au théâtre de la Colline, et j’avais pas été déçue. Parce qu’il est un excellent lecteur, voire un showman, n’ayons pas peur des mots, et que la salle était morte de rire.

Là, au Point Ephémère, on a parlé des éboueurs de la propreté de Paris et on en a rencontré un, Dominique Carfantan, avec qui Robert Mc Liam Wilson a passé une journée. Parce que c’est un souvenir personnel pour lui, il admire les éboueurs et c’est le métier qui le faisait rêver enfant. Et c’était dingo d’entendre qu’un éboueur comme lui apprend le matin dans quel quartier il va être affecté. Sans blague, ils doivent être des anthropologues pointus ces gars-là, et je me demande si on voit la différence entre les ordures du VIIIème et celles du XXème… Si on voit aussi bien dans les poubelles que sur les résultats aux élections que Paris est coupé en deux……..

Surtout qu’on a appris que la moitié des arrondissements de Paris ont refilé le ramassage des poubelles à des entreprises privées, genre Veolia. Vous le saviez ? Or on fait rarement du profit avec les ordures (à part les mafiosi milanais peut-être) et les éboueurs du privé sont mal payés et mal formés, ils nettoient vite et moins bien. Et il y va de la santé de chacun. Et Robert de nous raconter que parmi les nombreux bienfaits apportés par Margareth Thatcher à son pays, il y a avait une nouvelle maladie, qui avait proliféré dans les hôpitaux en 18 mois, parce que le nettoyage avait été confié à des entreprises privées.

maitres-de-balais

Pourquoi y’en a que pour les pompiers ? Finalement, ils sauvent des vies eux aussi…

(photo Télérama)

 

La blague du jour : l’avant-première au Champ de Mars du film “Home” qui nous alerte sur les dangers de notre empreinte écologique sur la terre a obligé l’équipe de nuit des éboueurs à finir 2 heures plus tard, tellement le public avait laissé son empreinte sur les lieux…… Yann-Arthus, t’as pris une photo vue du ciel ?

Vous pouvez lire ce texte consacré aux éboueurs parisien sur le site de Télérama.

 

Je vous laisse, je vais rêver que je suis à l’arrière d’un camion-benne en combi fluo !

(Robert, ton sex-appeal est intact)

dimanche 31 mai 2009

Stimuli textuels

stimulus

 

Chers amis surfers du web 2.0,

L’heure est grave, je fais ma maline mais avant d’arriver à cent histoires hein…

En plus des commentateurs mal intentionnés essaient de transformer cet espace de discussion en forum de mode has been (cf les comments du post précédent… Koko et Griot je vous ai à l’oeil)

Donc voici ce que je vous propose : vous m’envoyez une image (photo ou dessin ou…) et j’essaie de vous écrire un texte.

Et même pour rigoler encore plus, je mettrais la photo ou le dessin en début de semaine et ceux qui veulent aussi écrire un texte pourront me l’envoyer.

On renverse le concept d’illustration si on veut, parce qu’on est drôlement fous !

Attention quelques règles cependant :

1 - On n’envoie pas de photos crados, ce serait fort inélégant. On sait se tenir quand même.

2 – Griot, n’y pense même pas ! interdiction totale de m’envoyer une photo d’un fétichiste mohair, je suis allergique, ça me gratte. En te remerciant.

3 – Si je ne vous écris pas le texte très vite, ne vous vexez pas. Des fois j’ai du boulot quand même (hum !)

 

Pour m’envoyer vos images et vos textes, une seule adresse :

        leonie (at) 1fille100histoires (point) fr

 

 

Edit de 16h37 :

Bravo Mesca pour ta réactivité ! Et merci pour cette photo bien étrange…

Voici donc l’image de la semaine :

 

Mesca

 

ça vous inspire ? Moi oui…

mercredi 27 mai 2009

Apocalypse ?

 

Hier, alors que j’étais en goguette avec le Griot des Buttes Chaumont, (qui pour l’occasion s’était rapproché du parc de Belleville) nous avons assisté à une série d’événements étranges.

Déjà je vous rappelle qu’hier c’était le déluge et j’ai bien vu qu’internet a sacrément ramé sur les coups de midi. Signes annonciateurs ?

Et le soir, au beau milieu d’un restaurant japonais (qui figure sur le site de l’ambassade du Japon, attention!), voilà qu’un homme sud américain parlant TRES FORT, se met à révéler à deux jeunes femmes muettes des complots impliquant le Vatican, la mafia chilienne et les docteurs des cliniques (je pense que c’était des complots différents quand même, quoique si ça se trouve ils se sont tous alliés…)

Devant tant de suffisance, le wasabi est monté au nez du Griot des Buttes mais il a su se tenir. Dommage, il a loupé l’occasion de mettre une nouvelle histoire dans sa besace. Il devient trop sûr de son style, celui-là !

Mais peu de temps après, alors que nous déambulions à la recherche d’une vue panoramique sur la tour Eiffel (qui a des faiblesses de scintillement à l’allumage, encore un signe ?), nous avons rencontré des amis défenseurs de la ligne 7bis.

Hé, j’ai jamais dit que cette histoire était facile à suivre hein…

Et voilà qu’un homme aux yeux multi-directionnels nous aborde et pour nous remercier de lui avoir filé une cigarette, il nous confie qu’en 2010, une grande inondation aura lieu, que ça va être le bordel avec les rats qui vont remonter des égouts (1 million les rats…) Il ajoute cet argument qui a fini de nous convaincre “Je suis scientifique alors je sais de quoi je parle !” tout en regardant à la fois au nord-est et au sud-sud-ouest. 
Mais la vraie révélation n’a pas tardé, car figurez-vous que, profitant de la panique générale, des troupes vont se mettre en marche pour “dévaliser le cac 40 en commençant par les Champs Elysées”.

Ha !

Quand je pense que pendant ce temps là, certains regardaient “Faites entrer l’accusé”, inconscients des vrais dangers qui nous guettent.

tintin_3

(Ce sens de la répartie qu’il a Tintin… je suis trop jalouse)

 

Je tenais donc à vous mettre au courant, profitant de la notoriété de ce blog qui est lu de Courdimanche à Bure-sur-Yvette, en passant par Schweighouse-sur-Moder.

 

Mon conseil : Ne vous baladez pas sur les Champs en 2010 et venez vous réfugier dans les collines.

vendredi 22 mai 2009

QUELLES NOUVELLES DE CANNES ?

 

Cannes, Cannes, Cannes… qu’est-ce que c’est chiant, surtout quand on suit ça de loin.

Les journalistes extatiques à la radio qui jouent à qui dira le plus “inventions de cinéma”,  “moments d’émotion incroyables”, “scandales”, “buzz” etc… Et ce défilé de pseudo-people, toute cette magie cannoise... Overdose !

Limite ça me rappelle d’horribles souvenirs de mon enfance, quand il y avait le Paris Dakar à la place de Cat’s Eyes.

Heureusement parfois, on est contents d’avoir des nouvelles de vraies stars : Pascaline et Esmeralda, les femmes panthères lilloises.

Nous autres les gens du nord, on les connaît bien. Deux silhouettes familières qu’on peut voir dans tous les événements où il y a des caméras. Comme dirait le Griot des buttes Chaumont, ce sont un peu les Paris Hilton ch’tis.

 

En beaucoup plus sympa quand même.

 

 
hahaha la magie de Cannes en prend un coup, non ?
 
Et si vous voulez en savoir plus sur ces icônes, allez voir cet article qui n'est pas tout récent, ce qui n'enlève rien à sa grande qualité...

lundi 18 mai 2009

INSURRECTION !

Une petite page de réclame :

Dissonances est une revue qui publie des nouvelles avec un thème différent à chaque numéro.

Ce mois-ci, le thème c’est “Insurrection”.

 

dissonances

Et il y a une petite nouvelle de moi, dans laquelle je te propose de te mettre dans la peau d’une stagiaire qui fait des cafés, mais aussi des photocopies, mais aussi des cafés…

(A ce propos je vous en raconterai une bien bonne dans le prochain post)

 

COMMENT SE PROCURER DISSONANCES ?

PAR LA POSTE :

- pour un numéro, chèque de 3 € 50 à libeller à l’ordre de « Revue Dissonances » et à envoyer à : Revue Dissonances La Grand-Maison 49570 Montjean-sur Loire

- par abonnement (2 numéros par an) : chèque de 7 € à libeller à l’ordre de « Revue Dissonances » et à envoyer à : Revue Dissonances La Grand-Maison 49570 Montjean-sur Loire

 

Sinon sur leur myspace, on trouve aussi une liste des librairies qui la vendent.

Voilà !

 

Et si vous voulez leur proposer une nouvelle (6300 signes) le prochain thème c’est “Masques”. Woulala !

mardi 5 mai 2009

Tatoue-moi !

 

 

Il paraît qu’il y a des gens qui se demandent si internet nous rend bête.

Quand même, moi je trouve que grâce à Internet mon horizon s’est considérablement élargi, enrichi, et je découvre chaque jour mille et une choses dont je n’aurai même pas imaginé l’existence dans mes rêves les plus oufs.

 

 

 

 

Par exemple que des gens pouvaient avoir ce genre de tatouage : 

 

patrick-swayze_1392150i

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

  Voir l’original et le très bon commentaire  ici

 

Moi je dis chapeau l’artiste au tatoueur ! Et à celui qui lui a commandé cette œuvre picturale corporelle, véritable ode à la fantaisie.

Si c’est vraiment Patrick Swayze, saluons aussi le cinéphile qui a donné vie à l’une des répliques cultes de Dirty Dancing : “Arrête de courir après ton destin comme un cheval sauvage”, ou à peu près.

(ça se voit que j’ai un DEA de cinéma, hein ?)

 

 

Et maintenant petit exercice pratique :

- Quelle peut être la psychologie, l’histoire, le quotidien d’un personnage qui aurait ce tatouage ?

- Est-ce que ça marche pour draguer ?

- Et si ce tatouage parlait, que dirait-il ??

 

Et là tout un champ de possibles insoupçonnés s’ouvre à nous………………… Merci Internet !

 

 

(Edit de 15h38 : Comme Griot laissez-vous guider par la poésie de ce tatouage et rejoignez-nous à bride abattue dans les comm...)

vendredi 1 mai 2009

Astuces qui rendent la vie plus facile

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Aujourd’hui, deux petits conseils inspirés de ma journée d’hier :

1. Comment entrer en contact avec mes nouveaux voisins pour créer des liens privilégiés avec eux ?

C’est facile : en causant un dégâts des eaux dans leur salle de bain. Si en plus votre fille les accueille par des hurlements de terreur quand vous ouvrez la porte, c’est sûr, ils auront un bon souvenir de votre arrivée dans l’immeuble.

(By the way, apprenez bien à votre enfant que c’est “CAnard” et pas “COnard”, ça peut créer des malentendus au bac à sable…)

 

2.Comment reconnaître un spectacle chiant alors qu’il est censé être hype ?

C’est très simple, il y a des signes qui ne trompent pas :

- La musique très forte pour te mettre mal à l’aise

- La vidéo pas terrible qui enchaîne les poncifs avec un montage au hachoir

par exemple :

  • les rues de Tokyo de nuit avec les néons insensés pour te montrer à quel point l’homme il est fou
  • les putes japonaises toutes jeunes tellement elles sont trop trash que c’est choquant de sexuel
  • un mec qui pisse sur tous les meubles de sa chambre d’hôtel
  • la dénonciation de la surconsommation en montrant un centre commercial (wow !)
  • des danseuses habillées en bonnes sœurs (woulala le blasphème, si j’étais dans les années 60 je serais trop choquée)
  • Le mec sur scène qui s’adresse au public genre “vous qui avez payé votre place et qui restez là, assis, pour juger”. C’est carrément une invitation à se lever pour se barrer ça, non ?

Une chance, le spectacle que j’ai vu ce soir réunissait tous ces poncifs ! Du coup ben, on est parties…

Petit exercice pratique : regardez cette vidéo du dernier spectacle chiant que j’ai vu (Maguy Marin) et vous allez voir à quelle point je suis brave (ou débile) parce que j’ai tenu plus d’une heure trente !!

samedi 25 avril 2009

Dans la peau (partie 3)

Rhoo ben dites donc, vous avez vu ça, l’expo qui est ma source d’inspiration constante vient d’être interdite. J’espère que ça ne va pas causer des problèmes à M.D qui est toujours caché derrière son panneau…

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(Pour les besoins de l’histoire, je vous prie d’accepter que son ancienne voisine soit une chinoise qui est retournée dans son pays et qui a été condamnée à mort. En vous remerciant…)

Dans la peau (partie 1)

Dans la peau (partie 2)

 

Et voici la suite :

Monsieur D. s’était rapproché d’une autre silhouette dont les organes vitaux avaient été placés au bout de fines baguettes invisibles. A chacun de ses mouvements, les organes se déplaçaient comme s’ils voletaient autour de lui. A chacun de ses mouvements…

C’était tout bonnement impossible. Monsieur D. qui était d’un esprit plutôt rationnel, savait pertinemment que nos sens peuvent nous tromper. D’ailleurs, il n’y avait qu’à faire 5 mètres et lire le panneau sur les neurotransmetteurs pour avoir une idée de l’infinie complexité de la machinerie humaine. Mais une chose était sûre. Quand le corps est mort, il ne peut plus bouger.

Seulement voilà, tous les corps morts autour de lui étaient bel et bien en train de bouger, de s’étirer, de faire des rotations de tête, fatigués de leur journée d’immobilité. Seul le « tapis humain », enveloppe de peau vide ne bougeait pas. Le joueur d’échec le relava et s’en coiffa pudiquement, faisant une sorte de turban qui empêchait que l’on contemple son cerveau, découpé en plusieurs morceaux. Ils se rapprochaient, semblaient discuter mais leur cordes vocales, quand il leur en restait, n’émettaient que des secs chuintements assez désagréables. M.D sentit une goutte de sueur glacée perler sur son front. Il venait de penser à son amour de jeunesse, l’insaisissable Chuang-Mu, qui était là, tout près de lui. Au bord de l’asphyxie, il se tourna vers elle. Elle le regardait. D’un mouvement du globe oculaire, elle l’invita à s’approcher. Il fit un pas en dehors de sa cachette et toutes les silhouettes écorchées se tournèrent vers lui.

Il essaya de les ignorer et s’approcha de celle qu’il avait bien identifiée comme étant Chuang-Mu. Elle semblait n’avoir plus aucune force pour se tenir debout et s’appuya contre le mur. Il n’avait à présent plus aucun doute. Elle paraissait si gênée qu’elle baissait la tête, paraissant beaucoup plus timide qu’autrefois. Le cœur de Monsur D. battait si fort qu’il eut peur qu’il n’explose. Il faut dire que c’était comme s’il voyait une femme pour la première fois. Plus nue que nue… Il avança la main et prit sa belle à demi-écorchée dans ses bras pour la relever. Gardant les yeux baissés, très simplement, elle porta ses mains à sa poitrine et s’arracha le cœur pour le lui offrir. Toutes les silhouettes écorchées applaudir. Leur paumes dépourvues de peau produisaient un son étrange et peu chaleureux mais Monsieur D. apprécia. Il était si heureux qu’il tomba dans les pommes.

 

Un verre d’eau glacée suffit à le réveiller. Les gardiens étaient autour de lui, avec des figures peu amicales. Le commissaire de l’exposition, confortablement installé le toisait.

- ça va vous coûter cher.

Monsieur D. entra dans une rage folle et traita le commissaire d’exposition de trafiquant d’organes, de pornographe morbide et de maquereau de macchabées. Il allait révéler à tous le monde le calvaire que ces pauvre morts vivaient, à rester immobiles, impudiquement offerts au regard des autres. Il avait des relations, dit-il sur un coup de bluff et le lendemain il pouvaient faire interdire l’exposition.

- Peu importe, nous avons des dates prévues à New-York, à Tokyo, à Londres et partout dans le monde sur au moins 15 ans ! Par contre, vous allez devoir payer pour le corps que vous avez endommagé.

Monsieur D. eut beau expliquer qu’il avait eu en main lui avait été offert volontairement par sa propriétaire. Et que d’ailleurs il y tenait beaucoup. On lui en demanda 50 000 euros, le coût nécessaire pour plastiner un autre cœur et le transplanter. Monsieur D. n’avait pas cette somme mais pour conserver le présent, le sacrifice de Chuang-Mu, il était prêt à tout.

 

Après de longues heures de négociation, il trouva une solution. Il lui en coûta un bras, qu’il offrit de bon cœur.

 

 

FIN

 

(HA HA HA)

mercredi 22 avril 2009

Une bien belle pub

Je ne saurais vous décrire l’embouteillage de questions, de réactions et de sentiments qui se sont emparés de moi à la vue de ça :

 

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Un beau slogan, une image qui parle à tout le monde et qui donne envie d’acheter un billet d’avion dans la minute qui suit, vraiment c’est une belle réussite.

 

 

Voilà, grâce à moi vous savez où passer vos prochaines vacances !

 

 

 

 

PS : N’empêche que ça a retenu mon attention et que du coup j’ai mené ma petite enquête auprès d’une amie autrichienne(reviens vite Sara !). Elle a d’abord été super étonnée et puis elle a réussi à décrypter cette image : quand on regarde bien bien la photo on voit une foule en bas. Vous aurez bien sûr reconnu le Life ball, un grand rassemblement festif devant l’hôtel de ville de Vienne où tout le monde porte des tenues extravagante (en effet !) et dont les recettes sont versées à la recherche contre le Sida. Tout s’éclaire…

mardi 7 avril 2009

DANS LA PEAU (part 2)

Bon, moi je veux bien vous parler encore de mon déménagement mais quelque chose me dit que ça risque de devenir un tantinet lassant...

En plus ça fait une éternité qu'on a laissé ce pauvre  M.D à l'exposition de corps humains découpés... J'imagine que vous n'avez pas réussi à dormir tellemetnt le suspense était intense !

Alors voilà la suite (je ne sais pas trop où va nous mener cette histoire)

 

Il l’observait depuis une bonne heure déjà quand il eut la certitude qu’elle aussi l’observait.

C’était idiot mais il ne pouvait plus la quitter des yeux. Il contemplait sa moitié de visage éclairée d’un demi-sourire. Il se mit à rêver : si on réanimait son cœur et qu’on réinjectait du sang et de l’eau dans toute cette machinerie, elle lui dirait sans hésiter qu’elle s’était trompée et qu’elle regrettait beaucoup de lui avoir préféré cet abruti dont la désinvolture avait conduit directement au meurtre par poêle à charbon interposé. Elle lui dirait aussi de lui donner une deuxième chance, maintenant que son cœur était à nu, elle ne pourrait plus jamais lui cacher ses sentiments. C’était vraiment idiot.

L’heure de fermeture approchait, Monsieur D. essayait de ne pas se faire bousculer par les vagues de visiteurs, tant il redoutait de sentir leurs odeurs vivantes et leur peau moite. Emmené par une bousculade, il se trouva par hasard une cachette idéale, derrière un panneau qui expliquait de manière très pédagogique le fonctionnement de l’appareil uro-génital. Sans réfléchir il se cacha derrière. Et il attendit.

A force d’être immobile, il finissait lui aussi par ressembler à un cadavre qui attend d’être savamment découpé. Le musée était vide. Un technicien de surface fit son travail. Les lumières s’éteignirent.

Monsieur D. avait vaguement essayé de compter les minutes mais il avait perdu le fil. Il était concentré sur sa respiration, essayant d’être le plus discret possible. Mais les battements de son cœur lui semblaient assourdissant dans la tranquillité des cadavres. Ses yeux s’habituaient à peine à l’obscurité quand il vit une silhouette passer dans le fond de la salle. Il retint son souffle. Un gardien ? un visiteur curieux ou amoureux comme lui ? Peu probable.

A force d’écarquiller les yeux en restant immobile, il ressentait des brûlures un peu partout. Il déplaça tout son poids sur un pied et fit un mouvement de rotation de la tête. Il entendit un craquement. Puis un autre. Puis un autre. Ces craquements d’os ne venaient pas de son propre corps.

Il tourna la tête en direction de l’une des silhouette principale de l’exposition, un homme écorché en position absurde de jogger. Le jogger faisait comme tous les joggers après leur course, des étirements. Il appuyait sur son genoux et malaxait ses muscles apparents. Monsieur D. ferma les yeux en frissonnant. Il était resté trop longtemps. La fatigue et la faim lui jouaient des tours. Il se rassura, sautilla sur ses pieds pour faire circuler son sang. Puis il rouvrit les yeux.

Le jogger avait disparu.

samedi 4 avril 2009

Bizarroïde

Désolée les amis, je suis bien silencieuse en ce moment mais une série d'événements étranges se sont produits depuis mon déménagement :

Mardi :

  • un brainstorming de 6 heures à Trocadéro ou est sortie l'idée de préservatifs pour chien. Big up Stéphanie !

  • une soirée cartons jusqu'à 3heures du mat à la place d'un spectacle de Jan Fabre. Où était le Chboing ?

Mercredi :

  • un tour dans un camion dix tonnes. Que c'est haut !

  • des glissades de déménageurs sur un parquet huilé. Que c'est drôle !

  • une visite chez M.Bricolage qui se termine par la rencontre de Philippe Katerine. Or, il y a deux mois, Rama Yade était devant moi à la caisse de Ikéa. Quel est le rapport ?

  • Un appel d'urgence pour une dame tombée dans la cour de ma nouvelle demeure. Or cette dame est précisément celle qui loue notre parking. Quelle coïncidence inouïe, Milou  !

Jeudi :

  • je n'ai pas internet. C'est la mort. Autant ne pas avoir l'eau courante à ce niveau là... Surtout quand on doit écrire un scénario à plusieurs, qui doit être prêt à tourner lundi.

  • mon téléphone aussi me lâche. Pendant les deux heures où il était déchargé, QUATRE personnes m'ont appelée pour des projets différents !!! Qui est responsable de ce complot ?

Vendredi :

  • Le gars qui devait finir de poser la cuisine a jeté l'éponge.Bon ben voilà, on est pas prêt d'avoir l'eau courante dans la cuisine en fait...

  • La nouvelle nounou potentielle de ma fille habite tout en haut du parc de Belleville et moi tout en bas (pour ceux qui ne le savent pas, dire que c'est un parc en pente est un euphémisme...). Elle s'appelle Mme Krim. Que dois-je faire ?

Voilà. Au programme de ce week end, un combat avec une shampooineuse (de moquette, hein, pas une dame dans un salon de coiffure).

Ben oui c'est pas le tout de déménager, faut aussi rendre l'ancien appart...

Et je me demande quel est le pire :

Ne pas savoir ce qui s'est passé dans Paris 16ème depuis lundi ou ne faire à manger qu'avec un micro-ondes ?

samedi 28 mars 2009

En ce moment, je cartonne !

 

Ben oui. Je vais déménager le 1er avril…

C’est mon 12ème déménagement depuis que je suis née

le 5ème depuis que j’habite sans parents

le 3ème avec mon amoureux

En moyenne ça fait un déménagement tous les deux ans. Je sais pas combien de cartons ça représente mais je trouve qu’on ne s’habitue JAMAIS. C’est toujours très angoissant d’empaqueter les objets du quotidiens et de se séparer de certains… Et puis de voir les cartons s’entasser (on en est à une trentaine… au secours !).

 

IMGP9448Heureusement on peut compter sur des professionnels…

 

En hommage à quelqu’un qui se moquait récemment de notre tendance à ne rien jeter (alors que lui, je voudrais pas dire, mais  il imite très mal Sinatra qui chanterait du Lio …), voici un florilège des objets improbables qui ont mystérieusement perduré mais qui seront sacrifiés sans concession cette fois :

 

AOL

 

Désignation : Génial ! ça vaut le coup cette sorte de… DVD pour aller sur internet pendant 100 heures…

 

Datation Carbone 14 : ha dommage c’était valable qu’en 2003

 

 

 

 

 

IMGP9459IMGP9458   Désignation : vinyles qui appartenaient vraisemblablement à quelqu’un qui imite mal Sinatra qui chanterait du Lio et qui ferait mieux de pas se moquer parce que sinon il va se retrouver avec une caisse de vinyles inavouables chez lui !

Datation Carbone 14 : Même en 2000 j’aurais jamais bougé mon booty là dessus…

Question : poubelle verte ou poubelle jaune ??

 

 

 

 IMGP9457

 

Désignation : Chef d’œuvre d’art brut constitué de ressorts de matelas et de grossières soudures, baptisé “Chboing”

Datation Carbone 14 : 1999 ?

 

Question : Pourquoi ?

 

 

 

fx92 Désignation : calculatrice FX 92 collège (j’ai essayé de l’upgrader moi-même avec du blanco en écrivant “LYCEE” dessus mais pas moyen de lui faire faire des graphiques à cette conne)

Datation Carbone 14 : 1993 mais ne marche plus depuis 1999

 

 

Question : Y’a-t-il un “Copains d’avant” des calculatrices, qu’elle me lâche un peu ?

 

 

 

 

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Désignation :  Sac “Evian” qui essaie d’être aussi moche qu’un Louis Vuitton, et qui y arrive !

Datation Carbone 14 : Pfou… je dirais 1987 mais je suis pas très sûre.

Question : Jusqu’où peut-on aller trop loin dans le vintage ?

 

 

 

 

TO BE CONTINUED…………………………………………..

vendredi 27 mars 2009

DANS LA PEAU (part 1)

 

Bon c’est pas possible, il ne se passe plus rien sur ce blog. C’est que j’ai la tête dans les cartons les amis (je vous en reparlerai bientôt d’ailleurs). Pour me faire pardonner un petit texte inspiré par la fameuse expo dont on a parlé une ou deux fois ici, à l’initiative de Griot des Buttes si je me souviens bien. J’attends d’ailleurs les commentaires de ceux qui l’ont vue, et j’ai les noms ! (même que si mes infos sont exactes, certains ont eu la gastro juste après…)

 

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Monsieur D. avait enfin son billet en main. Il était tout émoustillé, depuis le temps qu’il avait entendu parler de cette manifestation un peu spéciale, il n’avait pas arrêté d’y penser. Lui qui aimait tant regarder des corps sur internet, on peut dire que ça tombait plutôt bien. Des corps humains exposés, découpés bien proprement, avec leurs organes, leurs veines et leur système vasculaire. Voilà de l’inédit dans les sensations. Et puis il faut dire qu’il avait été vraiment troublé par la photo. Une femme, littéralement coupée en deux. Un côté, normal, avec la peau, les cheveux et tout, et l’autre côté, sans peau. Plus nue que nue. En la voyant son cœur s’était inexplicablement emballé et il avait été tenté de découper sa propre cage thoracique pour le voir batifoler comme un fou. Mais il n’était pas sûr de pouvoir tout bien remettre comme avant.

Les gens dans la file d’attente avaient l’air tout aussi énervés que lui. Sauf quelques jeunes impassibles, sûrement des étudiants en médecine qui voulaient montrer qu’ils avaient l’habitude et que c’était un spectacle bien banal pour eux. L’exposition était bien faite, didactique et au fur et à mesure des salles, l’énervement retombait et les gens baillaient et avaient mal aux jambes, comme dans n’importe quelle exposition. Mais Monsieur D., immobile sur un siège, ne s’ennuyait pas. Il était loin de ses semblables vivants et morts, son esprit planait, non pas dans des hautes sphères mais dans toutes les cellules du corps.

Car il l’avait retrouvée.

La femme de la photo trônait devant lui, superbe dans tout son dénuement. Et il savait pourquoi sa photo lui avait fait tant d’effet. Elle ressemblait à Carolina, la voisine de ses parents, pour qui il avait brûlé d’un amour secret et fou durant toute son adolescence. Un jour, apprenant qu’elle allait se fiancer, il avait tenté le tout pour le tout en lui demandant sa main, mais elle l’avait gardée pour elle et n’avait utilisé celle-ci que pour lui caresser la tête en lui disant qu’elle était trop vieille pour lui. Le fiancé qu’elle avait choisi, irascible snobinard, était dans la médecine d’ailleurs. Elle était morte asphyxiée par un poêle mal ramoné. D’ailleurs… L’idée fit son chemin dans sa tête, s’accrocha aux neurotransmetteurs et alla se ficher droit dans le cœur de Monsieur D.. Et si l’insupportable jeune médecin avait gardé son corps… et si…

Ses cheveux noirs, son corps élancé, ses pommettes hautes, c’était bien elle, là, devant lui. L’imprégnation polymérique de tous les tissus de son corps avait barré la route aux outrages du temps. Elle était là comme 15 ans auparavant. Il retrouvait d’un côté ses yeux, ses cheveux et sa peau fine, et découvrait de l’autre ses muscles, son cœur et son artère pulmonaire.

Il l’observait depuis une bonne heure déjà quand il eut la certitude qu’elle aussi l’observait…

 

 

(la suite bientôt… mais elle est pas encore écrite alors si vous voulez me poster votre propre suite je sauterai de joie en criant Youpi !)

jeudi 19 mars 2009

LA FICTION FRANCAISE C EST NUL !

Aujourd’hui moi aussi j’ai plein de nanalyses (oui une nanalyse, tu connais pas ?) à faire sur la fiction française !

A ceci plusieurs raisons

PREUMSO : un article de mon chouchou Samuel Gontier qui se moque de la série de TF1 Seconde Chance, et auquel, vous remarquerez, j’ai laissé un commentaire. Samuel s’étonne du fait qu’un personnage arrive apparemment sans raison dans les locaux de la boîte de pub que tous les personnages travaillent, ont travaillé ou travailleront dans cette boîte et que sinon ils vont dans un café impersonnel. Son article est drôle et bien vu, c’est vrai que ça paraît absurde.

Mais les responsables qu’ils pointe du doigt sont innocents !

 

elena_lenina_sur_le_tournage_de_star_date_image_diaporama_paysage copyBen oui si ça ne tenait qu’aux scénaristes, les personnages iraient au Monoprix, à une expo de corps humains, au Mac Do, à un concert de roi de la pop mort vivant ou même dans l’espace ! et ils prendraient le métro, notamment la ligne 7bis (ha non ça ce serait pas crédible).

Hé oui, ça ferait plus naturel comme dans la vie… Mais il y a des contraintes de lieux parce que ben… ça coûte cher ! Dans le théâtre classique ou le boulevard par exemple, on passe pas notre temps à se demander “Mais pourquoi diable se parlent-ils dans le couloir entre deux portes, dis donc ?”.

On accepte, ça fait partie du contrat entre le spectateur et la scène, on sait qu’on doit faire un effort d’imagination et c’est ce qui rend le théâtre magique.

Dans la télé, on veut pas du magique, on veut du crédible.

Mais comme dans tous les domaines du monde fabuleux du travail, les scénaristes ont un cahier des charges et tout est dicté par des contraintes budgétaires ! Alors si on a trois lieux on a trois lieux. Et d’ailleurs ce serait bien de répartir équitablement les trois lieux dans chaque épisode, hein, qu’on construise pas un décor pour rien. Et là le casse-tête commence, à savoir, comment faire pour que les personnages se rencontrent, se parlent, que 30 % des scènes ait lieu dans l’entreprise, 30% à la maison et 30% au café ? De là, la surabondance de personnages qui tiennent un café, parce qu’ils sont bien pratiques !

Et puis à mon avis, caser “On a tous droit à une seconde chance” dans chaque épisode de Seconde Chance, c’est aussi dans la bible (oui on dit la bible, pas le cahier des charges, c’est quand même plus spirituel).

D’un point de vue “Ecriture”, moi je trouve ça stimulant, on a l’impression de faire un sudoku géant. ça donne un côté Oulipien et ludique en même temps que des repères rassurants. Y’a pas de page blanche, y’a des cases, à nous de les remplir astucieusement… Bon j’arrête avec ma métaphore du sudoku, moi, je pense qu’on a compris l’idée.

D’un point de vue de spectateur par contre, ça donne une impression d’enfermement (il y a peu d’extérieurs, ça coûte cher les tournages en extérieur) ou d’absurdité.

C’est dommage, mais ça ne risque pas de s’arranger parce que c’est pas pour dire mais j’ai pas l’impression que le financement de la fiction soit au coeur des préoccupations des chaînes en ce moment. La téléréalité et les rediffusions, ça coûte moins cher et l’audience est déjà acquise !

 

DEUZ’: Heureusement une lueur d’espoir quand même dans le journal dans sa tête de Jean-Christophe : c’est la fin de l’ère du conflit lumineux.

Maître Koko vous dirait que pendant longtemps les producteurs et les chaînes ne juraient que par le conflit lumineux. A savoir le personnage a un choix à faire : l’un est bon, l’autre est mauvais et ouf, il choisit le bon. Mais le spectateur n’a aucun doute, Julie Lescaut ou Navarro ne deviendront jamais des  ripoux !

ça fait approximativement 2014 ans que la tragédie grecque a inventé le fatum pour que les personnages commettent l’irréparable et 373 ans que Corneille nous a démontré l’efficacité d’un dilemme insoluble mais c’est pas grave. A la télé, les personnages ont longtemps été entiers et lumineux. Lisse et chiants quoi.

Heureusement il semblerait qu’enfin les masques tombent, que les fêlures apparaissent… Et là on s’apercevra que les incongruités de décor, c’est quand même pas le plus grave !

 

Pour conclure : La fiction télé est un domaine duquel on ne peut pas dire “c’était mieux avant !”.

Seconde Chance a beaucoup de défauts mais quand même, sur la même chaîne à la même heure, souvenez-vous

(Attention les âmes sensibles, ça colle des crises d’angoisse. Moi j’ai tenu 2minutes 53 en sautant l’insoutenable générique… et vous ?)

OU alors le film d’horreur du dimanche soir sur Antenne 2…

 

Au secours faut que j’aille vomir !

mardi 17 mars 2009

Human Tetris

 

Je suis désolée y'a pas grand chose en ce moment sur ce blog... Les projets fous et so Web2 viendront bientôt...

Pour l'instant, je dois jouer à Tetris

 

 

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