Oui je sais que Pina Bausch n’a pas inventé le moonwalk …

 

Moi quand j’ai appris que Michael Jackson était mort, ça m’a fait un peu le même effet que lors du décès de Jaques Martin  : “Tiens, ça faisait pas déjà au moins 15 ans qu’il était mort, lui ?”.

Désolée les fans, pour cette comparaison qui tue. Mais que voulez-vous, j’ai pas eu de révélation mystique avec Michael, moi. La première fois que je l’ai vu, photo d’une pochette de “Bad”, j’ai dit à ma mère “Haaa, elle est pas belle la dame !”. J’avais 6 ou 7 ans. Bravo les jugements sur le physique, moi !

Après, j’ai appris “Heal the world” à l’école, en 6ème. On y mettait tellement tout notre cœur à chanter cette chanson que quand je l’entends, j’ai l’impression d’être à la messe.”Plus près de toi mon Dieu” quoi… Bref, c’était déjà la fin de Michael.

Ha oui et puis aussi, je me suis bien tapée la honte en public lors d’une colo spectacle où on faisait une sorte de danse indéfinissable sur des extraits de “Beat it”. Je renonce à raconter, c’était vraiment trop conceptuel.

Et pour tous ceux qui se sentent orphelins musicalement, une consolation :  Quincy Jones n’est pas encore mort lui !

 

Par contre pour Pina Bausch ça m’a fait tout drôle. Je peux pas dire que j’étais une fan inconditionnelle vu que c’est seulement l’année dernière que j’avais vu un de ses spectacles. Mais coïncidence étrange, après 2 ans d’abonnement au Théâtre de la ville, on s’était dit “allez on se paye un Pina”. Et on s’est rendu compte que pour avoir le droit d’y assister, il fallait s’abonner pour  au moins 4 autres spectacles au Théâtre de la Ville !

Mais bon, on en a eu pour notre argent. En regardant  Wiensenland j’ai vraiment vécu des moments d’extase.

Déjà en arrivant, dépaysement devant un décor grandiose : un mur de végétation immense et une cascade sur scène. Limite tu sens le vent dans tes cheveux alors que tu es dans une salle de spectacle à Châtelet (et que tu sors des fameux tapis roulants de cette charmante stations). Et là, tu te retrouves à regarder des danseuse en robe de bal s’ébrouer dans la cascade en remplissant des seaux. Puis elles se versent l’eau sur les cheveux, épongent l’eau renversée avec ferveur et de grands sourires étranges.

C’était complètement absurde, oscillant entre des images d’une sensualité digne d’un film érotique des pays de l’est, et de vrais moments de comique pur. Oui oui je vous assure, on rigolait bien. Et le décor a basculé pour devenir une petite colline où les danseurs grimpaient pour se conter fleurette. Avec des moments de mime, de comique de répétition.

Et puis des fois, style de rien, ils s’envolaient, littéralement. Oui oui je vous assure, comme des petites hirondelles.

C’était donc drôle, magique et très troublant.

 

(Surtout qu’une des danseuse ressemblait à Carla Bruni-Sarkozy avec son sourire figé bizarre).

(Elle à droite, elle lui ressemblait trop, je vous jure !)

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(crédit Franck Fife AFP)

 

Et pourtant c’était même pas le spectacle vedette de la saison, mais moi c’est l’un de ceux que j’ai le plus apprécié. J’ai pas trouvé de vidéo de ce spectacle. Y’en a plein d’autres sur youtube, y compris le générique de “Parle avec elle” d’Almodovar. Mais je crois que c’est bon, tout le monde l’a vu non ?

Enfin tout ça pour dire que j’y pense d’autant plus que ce soir je vais au Théâtre de la Ville (Anne Teresa de Keersmaeker), et que j’ai reçu un mail où ils disent qu’ils sont tous tristes… ça va être l’ambiance…