L’un de mes courts métrages a été retenu pour le European Short Pitch 2010 organisé par l’association Nisi Masa.
Kézaco le ESP ? Clique !

 

Et ce qui me fait bien plaisir c’est qu’on va donc une semaine au Moulin d’Andé, une fameuse résidence d’écriture qui voit défiler chaque années des auteurs dans un cadre bucolique. Ce moulin qui moud des intrigues à longueur d’années me faisait rêver, même si j’ai un peu peur de trébucher dans des vieux personnages oubliés dans les coins.

 

 moulindande

Diable que c’est bucolique (et flou car les cerveaux des auteurs produisent une vapeur irréelle)  !

 

Il faut que je précise que j’avais déjà écrit ce court-métrage lors d’un marathon en 48h. Le sujet, donné par Dominik Moll, parrain de l’événement, était '”the interpreter” (oui c’était in english tout ça)

J’ai donc  imaginé une école de super interprètes, venus des pays fictifs de la Grande Union, qui apprennent à s’effacer derrière les dizaines de langues qu’ils maîtrisent, pour n’être qu’un vecteur de passage des mots des autres. (Et genre il se font greffer des oreilles géantes pour être plus performants). Et au milieu de tout ça, une jeune élève, Irène, qui, malgré tous les langages qu’elle apprend, se trouve incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressent.

Le pitch est pas très au point, hein… mais bon, faut bien que j’ai des trucs à faire au Moulin ! D’ailleurs y’a presque tout à refaire hormis une scène que j’aime vraiment bien où Irène se fait bizuter d’une manière très spéciale…


L’autre chose rigolote, c’est que j’avais demandé aux autres participants du marathon (qui venaient de toute l’Europe), de me donner un “vire langue” de leur pays, que j’avais intégré au scénario.

 

Alors pour votre musculation linguistique personnelle, les voici :

- Allemand : “Fischers Fritz fischt frische Fische” / le pêcheur Fritz pêche des poissons frais

- Espagnol : “Un pájaro rojo en un ascensor rojo” / un oiseau rouge dans un ascenseur rouge.

- Bulgare : “Kral Karal i kralitsa Klara krali klarineti ot kralskata klarinetnitsa” / Le roi Karl et la reine Klara ont volé des clarinettes aux clarinettistes royaux. (Bel exemple les régnants bulgares !)

- Hongrois : “Mit sütsz, kis szűcs, sós húst sütsz, kis szűcs ?” / Que fais-tu cuire, petit fourreur, c'est de la viande salée que tu fais cuire, petit fourreur ? (ben alors réponds petit fourreur !)

- Grec : “Aspri petra xexaspri kai an iton ilio xexasprostri” / Pierre blanche lumineuse, plus lumineuse que le soleil. (Haaaa les grecs, que vous êtes poétiques ! on fait pitié avec nos chaussettes de l’archiduchesse)

 

Mais le plus impressionnant, dans mon souvenir, c’est celui-là :

- Suédois : “Sju sjösjuka sjömän sköttes av sjuttisju sköna sjuksköterskor på det sjunkande skeppet Shanghai ” / 7 marins pris par le mal de mer sont soignés par 77 jolies infirmière sur le navire Shanghaï en train de couler

 

Et maintenant, pur exercice de fiction, imaginons un allemand essayant de prononcer ce virelangue suédois.
Et oui il existe de telle vidéo sur Youtube et merci l’internet mondial !

Vous voyez un peu le truc ? Imprononçable !