Je me sens comme une gamine de 13 ans après un concert de Tokio Hotel, dites donc. Parce que je suis allée entendre un écrivain irlandais parler des poubelles parisiennes. Chacun son truc les amis, chacun son truc.
Mais bon, c’est mon écrivain préféré de mes 17 ans (et des 11 années qui ont suivi en fait), à savoir Robert Mc Liam Wilson. Et c’est grâce à Rima qui m’avais offert deux de ses romans : Ripley Bogle et Eureka Street. Et c’était pas que à cause de la couverture où il y avait sa photo hein, à l’intérieur c’est bien aussi, alors si ce n’est pas déjà fait, dépêchez-vous de les lire. Et “Les Dépossédés” est un livre vraiment bouleversant.
(Soit dit en passant dans Eureka Street, il y a un secret pour faire fortune en passant quelques petites annonces et en faisant faire un simple tampon qui marque “Remboursement Godemiché géant”… en ces temps de crise, ça peut servir).
Enfin tout ça pour dire que ça me fait bizarre, de savoir qu’il habite à Paris et qu’on est presque voisins. Et je peux vous dire que j’ai fait ma fan de base. Il l’a échappé belle, j’ai résisté à lui demander de faire une photo avec moi mais j’étais pas loin, franchement !
Je l’avais déjà vu en vrai, (en vrai !) en 2005 au théâtre de la Colline, et j’avais pas été déçue. Parce qu’il est un excellent lecteur, voire un showman, n’ayons pas peur des mots, et que la salle était morte de rire.
Là, au Point Ephémère, on a parlé des éboueurs de la propreté de Paris et on en a rencontré un, Dominique Carfantan, avec qui Robert Mc Liam Wilson a passé une journée. Parce que c’est un souvenir personnel pour lui, il admire les éboueurs et c’est le métier qui le faisait rêver enfant. Et c’était dingo d’entendre qu’un éboueur comme lui apprend le matin dans quel quartier il va être affecté. Sans blague, ils doivent être des anthropologues pointus ces gars-là, et je me demande si on voit la différence entre les ordures du VIIIème et celles du XXème… Si on voit aussi bien dans les poubelles que sur les résultats aux élections que Paris est coupé en deux……..
Surtout qu’on a appris que la moitié des arrondissements de Paris ont refilé le ramassage des poubelles à des entreprises privées, genre Veolia. Vous le saviez ? Or on fait rarement du profit avec les ordures (à part les mafiosi milanais peut-être) et les éboueurs du privé sont mal payés et mal formés, ils nettoient vite et moins bien. Et il y va de la santé de chacun. Et Robert de nous raconter que parmi les nombreux bienfaits apportés par Margareth Thatcher à son pays, il y a avait une nouvelle maladie, qui avait proliféré dans les hôpitaux en 18 mois, parce que le nettoyage avait été confié à des entreprises privées.
Pourquoi y’en a que pour les pompiers ? Finalement, ils sauvent des vies eux aussi…
(photo Télérama)
La blague du jour : l’avant-première au Champ de Mars du film “Home” qui nous alerte sur les dangers de notre empreinte écologique sur la terre a obligé l’équipe de nuit des éboueurs à finir 2 heures plus tard, tellement le public avait laissé son empreinte sur les lieux…… Yann-Arthus, t’as pris une photo vue du ciel ?
Vous pouvez lire ce texte consacré aux éboueurs parisien sur le site de Télérama.
Je vous laisse, je vais rêver que je suis à l’arrière d’un camion-benne en combi fluo !
(Robert, ton sex-appeal est intact)