J’ai vraiment fêté Halloween une fois, genre en
1995. A savoir qu’on sonnait aux portes pour demander des bonbons et tout
déguisée en sorcière comme dans les séries américaines. Et laisse moi te dire
qu’au XXème siècle finissant, en province, Halloween, personne connaissait !
y’a même des flics qui ont ralenti en nous demandant ce qu’on faisait et ils
avaient l’air de trouver ça fort louche. Et on s’était fait engueuler par
un vieux : “c’t’un truc des américains çô encore, ils vont pas nous envahir
avec leurs machins lô !” (je te parle de la province du nord hein).
Et bien presque 15 ans après, force est de
constater que j’ai lancé la mode d’Halloween, bien aidée, ceci dit, par
McDonald et consorts qui ont contribué à populariser cette coutume fort étrange
de fêter les citrouilles plutôt que les morts.
Alors voici une petite astuce rapide pour
halloweener ta déco :
Au secours, vla le changement d’heure qui va
nous filer un gros coup de bambou dans notre biorythme vital. Déjà que
c’était le contrecoup de la rentrée et l’arrivée du froid, sans parler de la
crise et de la Grippe hache un nain ! Comment survivre ?
Nos légendes nationales ont la réponse et nous
montrent l’exemple !
Deux possibilités :
1. Comme Sylvie
:
Nous avons étudié hier l’exemple de Sylvie qui essaie de se prendre en main, de façon
pathétique, certes, mais vu sa longévité, ça a l’air de marcher. Il est temps
de faire pareil. Alors trémoussons nous tous ensemble et faisons tournoyer les
micro pour contrer les effets du mal !
Vous avez peut-être lu en commentaire
l’admirable proposition de Griot, qui fait pâlir d’envie toute la clique de la
chanson française avec ses paroles apparemment simples mais si profondes en
même temps.
Des métaphores qui vibrent en chacun de nous.
Allez, je vous les remets :
Entrain, je prends ton train
Avec toi c'est vraiment très bien
Je te veux comme si j'avais
faim
vraiment vraiment tu es mon pain
ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh
yéhého
l'entrain c'est un bon vin
j'ai comme envie d'en faire le plein
si tu veux ce sera le tien
ose donc quitter ton train-train !
ouuuuuuuuuuuhouhhhhh
etc
Et voici mon refrain, toujours sur le même air,
et sur un thème jadis traité par Charles Trénet :
La joie, moi j’aime ça
Y’a pas à dire c’est vraiment sympa
Comme un peu de beurre dans une
purée de pois
Comme la crète bleue d’un Iroquois
ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh
yéhého
La joie, toi t’aimes ça
et quand ton surmoi se moque de toi
Dans sa gueule claque lui un peu de joie
C’est pas dur, j’t’assure, tu verras
ouuuuuuuuh ouuuuuuuuuuuuuuh
yéhého
Quand les soucis seront derrière
toi
Que la lumière t’irradiera
De ces paroles tu te souviendras
De la joie jusqu’au bout de tes doigts
Ha lalala. Je sais pas si on peut atteindre le
même niveau quand même. Qu’en pensez-vous ?
2.Comme Johnny :
Si vous êtes d’un tempérament plus sombre, il
faut de toute urgence vider votre sac, laisser sortir les hydres du mal être
qui vous rongent les entrailles.
Pour vous montrer le chemin, voici une autre curiosité parolière (j’ai renoncé
à faire l’analyse des paroles, j’ai pas fait des études de psychiatrie non plus
!)
Petit exercice d’écoute: Imaginez que vous êtes le praticien à qui Johnny
adresse ce discours, et essayez de garder votre calme, de rester impassible et
cliquez :
Je suis heureuse de vous avoir offert ces quatre
minutes d’angoisse pure. Vous voyez, votre cas n’est pas si désespéré
finalement… A moins que…